Une école maternelle en plein air ouvre à Auderghem

Une école maternelle en plein air ouvre à Auderghem
Une école maternelle en plein air ouvre à Auderghem - © Tous droits réservés

Passer 70% du temps scolaire au grand air, en forêt, c’est le défi que veut relever la Brussels Outdoor School. "On se base sur le concept des écoles forestières. Cela existe très peu en Belgique, mais bien dans les pays nordiques, en Angleterre et en Allemagne", explique Cécile Struyven, éducatrice.  "La salle de classe, c’est les bois ! "

L’établissement va accueillir dès le premier février des enfants de deux ans et demi à six ans. Au programme de la journée : gymnastique, promenade et jeux libres dans les bois. "Le jeu libre fait partie intégrante du concept d’école forestière. L’enfant apprend par ses découvertes et sa motivation personnelle. Certains vont s’amuser avec des grands bois, d’autres vont faire des cabanes ou fouiller dans la terre. Chaque manière de jouer correspond à la dynamique d’un enfant à un moment dans le temps", continue l’éducatrice. Une pédagogie active, donc, où la liberté d’explorer et la connexion avec la nature sont au centre des apprentissages.

Spécificité supplémentaire, l’école est trilingue : français, néerlandais et anglais. L’enseignement se fera principalement en français ou en néerlandais selon le choix des parents. Des activités dans les deux autres langues seront proposées durant la semaine.


Six mois d’expérience pilote avant l’ouverture officielle

Au démarrage, la Brussels Outdoor School accueillera des écoliers uniquement deux jours par semaine. "L’école ouvrira réellement en septembre prochain. De février à juin, nous sommes plutôt sur un projet pilote.", précise Martina Paone, co-fondatrice et coordinatrice du projet. Dès septembre, l’école ouvrira à plein temps, et peut-être même avec une section d’enseignement primaire. " L’école en plein air est aussi adaptée à des enfants en primaire. L’idée est de conserver une classe traditionnelle pour formaliser les apprentissages. Mais il n’y a pas d’âge pour apprendre dehors ", explique Cécile Struyven.

L’école est pour l’instant privée et non-subventionnée. Les frais scolaires sont donc très coûteux : 345 euros pour un mois d’école au rythme de deux jours de cours par semaine. Une situation que l’équipe veut voir évoluer : "On ne veut pas être une école élitiste. Ces six mois pilote seront aussi l’occasion de chercher du financement et de faire des levées de fond", annonce la coordinatrice du projet.  Les frais d’inscription n’ont pourtant pas rebuté le public. La section francophone est déjà complète, avec seize écoliers inscrits. La partie néerlandophone, elle, peut encore accueillir des enfants.

 "Notre but est d’être un modèle et d’inspirer d’autres écoles. Nous voulons montrer que même en contexte urbain, on peut profiter de la forêt", affirme Martina Paone. Le mauvais temps belge ne fait pas non plus peur à l’équipe. " Il y a une phrase célèbre dans le domaine qui dit : il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements ", conclut l’éducatrice.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK
Soir Première
en direct

La Première Bxl

Soir Première