Une école d'assistants sociaux se transforme aujourd'hui en école de police

Une action spectaculaire a lieu dans un établissement bruxellois qui forme les futurs travailleurs des CPAS (illustration).
Une action spectaculaire a lieu dans un établissement bruxellois qui forme les futurs travailleurs des CPAS (illustration). - © Olivier Hoslet - BELGA

Une action spectaculaire a lieu dans un établissement bruxellois qui forme les futurs travailleurs des CPAS. Une action pour dénoncer un nouveau projet de loi du gouvernement, à savoir un texte qui voudrait lever le secret professionnel dont disposent les assistants sociaux et conseillers de CPAS.

Une idée qui ne passe pas du côté des présidents de CPAS. Selon eux, on jette une suspicion généralisée sur tous les assistants sociaux qui travaillent dans les CPAS.

Traduction : vous couvrez la fraude sociale... et cette fraude sociale, elle sert les intérêts du terrorisme.

Ensuite, ce projet de loi viole le droit à la vie privée des bénéficiaires du CPAS.

Lien de confiance

Aujourd'hui, pour pouvoir bénéficier d'un revenu d'intégration, vous donnez toute une série d'informations intimes : où vivez-vous, avec qui, êtes-vous en bonne santé... ? Il y a un lien de confiance qui s'installe et qui est garanti par le secret professionnel. Comme c’est le cas par exemple chez un psychiatre, un médecin, un avocat…

Pourquoi cette différence de traitement, se demande Jean Spinette, le président du CPAS de Saint-Gilles ? "Je gage que dans la société globale, peu de gens apprécieraient que le secret professionnel des avocats et des médecins soit levé. Par contre, ça n’a pas l’air de susciter beaucoup d’inquiétudes que des assistants sociaux – qui sont là pour aider les gens, je vous le rappelle – soient eux-mêmes sujets à des interrogatoires systématiques."

Rappelons aussi que le secret professionnel n'est pas inconditionnel. Concrètement, si un assistant social d'un CPAS est au courant d'un danger grave et imminent (par exemple si un usager a l'intention de se faire sauter dans le métro bruxellois...), il doit en avertir immédiatement la justice.

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