Une deuxième journée sans voiture à Bruxelles ? Les obstacles à la proposition des Verts

Au début de l'année, le groupe Ecolo/Groen proposait d'organiser une autre journée sans voiture, mais en semaine.
Au début de l'année, le groupe Ecolo/Groen proposait d'organiser une autre journée sans voiture, mais en semaine. - © BAS BOGAERTS - BELGA

Au début de l'année, le groupe Ecolo/Groen proposait d'organiser une autre journée sans voiture, mais en semaine. La proposition a été déposé au Parlement bruxellois mais les autres partis sont plutôt réticents. Et pour cause : il faudrait trouver une solution pour les deux millions de déplacements en voiture un jour de semaine.

On le sait : un tiers des déplacements se font en voiture en semaine à Bruxelles. Pour Ecolo/Groen, c'est là qu'il faut agir. Les parlementaires y travaillent.

"En tant qu'écologistes, notre but était de mesurer ce qui nous sépare aujourd'hui d'une mobilité durable, déclare Arnaud Pinxteren, député co-auteur de la proposition. Et on a pu identifier les différentes étapes à franchir pour que, très prochainement, on puisse multiplier la journée sans voiture."

Le premier obstacle, c'est la saturation du réseau de transports en commun. "En heures de pointe, nous sommes déjà quasiment au maximum de notre capacité. Maintenant, ce ne serait pas totalement impossible non plus puisqu'on ne compte pas que sur le transport public. Mais il faudrait alors des mesures d'accompagnement, comme par exemple l'étalement des horaires de travail…", nous répond Françoise Ledune, porte-parole de la STIB.

C'est l'une des craintes des entreprises : empêcher les travailleurs de venir au boulot. "Certaines personnes décideront de ne pas travailler spécifiquement ce jour-là, faute d'alternative, poursuit Ischa Lambrechts, conseiller mobilité chez BECI, l'union des entreprises bruxelloises. Et puis, il faut aussi savoir que 6% du trafic routier à Bruxelles sont des livraisons. Cela veut donc dire une perte économique."

Dernier frein, et non des moindres : le coût. Une journée sans voiture un dimanche, c'est plus d'un million d'euros pour la STIB et la fermeture des tunnels. Auxquels il faut ajouter l'encadrement policier, indispensable pour que cette journée ne soit un fiasco.

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