Une délégation carolo découvre le nouveau BHNS de Lens

Une délégation carolo en visite à Lens pour découvrir le bus à haut niveau de service
Une délégation carolo en visite à Lens pour découvrir le bus à haut niveau de service - © rtbf-Grégory Fobe

Une délégation carolo composée de mandataires politiques mais aussi de simples citoyens s’est rendue à Lens dans le nord de la France pour découvrir les nouveaux bus à haut niveau de service lancés en avril 2019. A Charleroi, un projet identique est envisagé pour 2024.

Rappelons qu’il est prévu de lancer des BHNS sur la N5 du rond-point Tirou au rond-point Ma Campagne et sur la N53 entre la gare du Sud et Bomerée. 

A Lens, le bus à haut niveau de service circule sur sept lignes intégrées dans un réseau qui s’étend sur un territoire de 1000 km2 et qui n’est pas structuré autour d’un centre-ville comme à Charleroi. Dans les deux cas par contre, l’offre prévoit des bus à haute fréquence.

" A Charleroi, nous aurons un bus toutes les sept minutes trente, précise Xavier Desgain l’échevin carolo de la Mobilité. Ici à Lens, la fréquence est de huit minutes aux heures de pointe. Sur certaines lignes, ils ont augmenté la fréquentation de 130%. Ce serait magnifique de pouvoir arriver aux mêmes résultats chez nous ! "

" C’est très différent, constate Luc Nihoul qui habite non loin de la rue Paul Pasture à Mont-sur-Marchienne. Ici à Lens, c’est une solution de mobilité qui est proposée pour une plus large population, sur un plus grand territoire et qui n’est pas centrée sur deux axes seulement comme chez nous. Moi je reste inquiet surtout quand les travaux vont commencer : Les gens vont emprunter les itinéraires de délestage et ça va poser de gros problèmes de circulation ! "

Anne Timmermans de l’asbl Espace Environnement s’occupe de la concertation mise en place dans le cadre du projet du futur BHNS carolo : "Quand le projet s’est dessiné dans le détail, il a fallu avoir un vrai dialogue. Il y a évidemment des questions classiques liées par exemple aux problèmes de parking que cela va poser mais le chantier fait aussi peur par exemple à certains commerçants qui se demandent comment ils vont s’en sortir si leur magasin n’est plus accessible pendant des mois. Il faut pouvoir les entendre ! "

A Lens, des ambassadeurs ont été désignés durant les travaux. Ces personnes étaient chargées de répondre aux interrogations des riverains sur un tronçon précis et de relayer leurs questions et leurs inquiétudes. Pour Guy Galland qui habite à deux pas du futur tracé du BHNS sur la N5, c’est un exemple à suivre : " C’est important d’avoir un interlocuteur ! Au moins vous pouvez poser vos questions. Evidemment la réponse ne vous plaira peut-être pas mais au moins vous avez pu être entendu ! "

A Charleroi, une première phase de concertation a déjà permis de modifier certains points du projet. La demande de permis devrait être introduite cette année. Les travaux sont prévus dès 2021 jusqu’en 2023.

 

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