Une covid room pour la sécurité des policiers à La Louvière

"La police doit continuer à accueillir les victimes...mêmes positives au coronavirus"
"La police doit continuer à accueillir les victimes...mêmes positives au coronavirus" - © Tous droits réservés

Les services de police doivent faire face aussi parfois à des personnes positives au coronavirus. Alors comment les commissariats gèrent-ils les flux de personnes qui se présentent ? En principe, on reste chez soi si on est positif. Mais dans des situations d’urgence, on peut bien sûr encore se présenter à la police.


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Tout part d’une plainte déposée la semaine dernière. Une dame, le visage tuméfié, est venue expliquer que son mari la battait. Elle était positive au coronavirus. Il a fallu protéger le personnel policier et tout désinfecter après son passage. Pour Eddy Maillet, le chef de corps de la police de La Louvière, "la police reste un service aux citoyens qui doit continuer en toutes circonstances. On ne peut pas faire un tri sur base de la maladie. Quand ce n’est pas urgent, on invite les personnes à revenir plus tard mais dans certains cas, il faut agir."

Cette covid room est une simple pièce à l’écart avec le matériel sanitaire et une machine qui stérilise l’air régulièrement. Les policiers y travaillent derrière du plexiglas. Mais il n’y a pas que des plaignants qui passent par ici. Parfois aussi des auteurs d’infraction et cela pose d’autres questions. "Il y a effectivement des problèmes juridiques liés aux contacts avec les avocats. Mais on peut utiliser le téléphone ou les vidéoconférences. Et puis, nous avons aussi des pièces vitrées qui permettent de se parler sans contact."

Même chose en intervention. Les policiers tentent d’évaluer le risque covid avant d’intervenir. Mais quand il faut agir vite, c’est alors parfois les véhicules entiers et tout le matériel qui doivent passer au désinfectant.

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