Une conseillère du CPAS de Binche condamnée pour insulte raciste sur Facebook

La prévenue, conseillère du CPAS de Binche, était soupçonnée d'avoir publié une photo de singe sur un mur Facebook en faisant allusion à un collègue d'origine africaine (illustration).
La prévenue, conseillère du CPAS de Binche, était soupçonnée d'avoir publié une photo de singe sur un mur Facebook en faisant allusion à un collègue d'origine africaine (illustration). - © Belga

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné une conseillère du CPAS de Binche à prester une peine de travail de 50 heures, ce mercredi. La prévenue était soupçonnée d'avoir publié une photo de singe sur un mur Facebook en faisant allusion à un collègue d'origine africaine, ce qu'elle niait. Selon le jugement, la sanction devrait être prestée si possible dans une ASBL venant en aide aux réfugiés ou aux démunis.

En août 2014, Martine B., conseillère au CPAS de Binche, avait publié une photo de singe sur le mur Facebook d'une collègue qui s'apprêtait à partir en vacances. En commentaire, elle avait précisé "voilà ton remplaçant" en ajoutant par la suite "il s'appelle M... le frère". Or, il s'est avéré que le remplaçant de cette collègue se prénommait Maurice et qu'il était d'origine africaine.

L'intéressé n'a déposé plainte que plusieurs mois après les faits pour cette insulte à caractère racial. Interrogée, la conseillère avait prétendu que son commentaire visait l'ex-mari d'une collègue "poilu comme un singe" alors qu'elle avait prétendu, dans une interview livrée à la presse, qu'elle parlait de son frère Marc.

Selon le tribunal, ces deux versions différentes démontrent que la prévenue a cherché une explication à son comportement. En outre, dit le juge, le collègue d'origine africaine devait effectivement remplacer la détentrice du mur Facebook, que l'initiale de son prénom est M et que la comparaison avec un singe est généralement utilisée pour qualifier de façon insultante et raciste une personne africaine.

Martine B. a donc écopé d'une peine de travail de 50 heures qui sera, si possible, prestée dans une ASBL venant en aide aux réfugiés ou aux démunis.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK