Une centaine de citoyens ont protesté contre le "dispositif anti-SDF" à Bruxelles-Midi

ILLUSTRATION - Une centaine de citoyens protestent contre le "dispositif anti-SDF" à Bruxelles-Midi
ILLUSTRATION - Une centaine de citoyens protestent contre le "dispositif anti-SDF" à Bruxelles-Midi - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Environ 100 personnes ont protesté samedi à 13h00 devant le tunnel piétonnier et cyclable de la gare de Bruxelles-Midi. Elles s'indignent de la fermeture le 8 juin dernier de ce lieu parallèle à la rue des Vétérinaires, qui servait d'abri à plusieurs personnes sans domicile fixe. En outre, le tunnel est un maillon fort de l'itinéraire cyclable régional. "C'est une mauvaise manière de s'attaquer au problème de la pauvreté en plus d'une mauvaise décision sur le plan de la sécurité routière", affirment les manifestants, qui exigent la réouverture du tunnel aussi vite que possible.

"Droit à un toit"

"De 20 à 30 sans-abri, vagabonds et autres personnes séjournaient quotidiennement dans ce tunnel. Les services sociaux et organisations de lutte contre la pauvreté ont travaillé pendant des mois avec ces personnes mais du jour au lendemain le tunnel a été fermé avec des grilles et plus personne ne peut y entrer ou en sortir", déplore Anne Löwenthal.

Quelque 80 associations réunies dans l'appel "Droit à un toit" ont publié une lettre ouverte, à la suite de laquelle le bourgmestre de Saint-Gilles et Infrabel ont annoncé que certains sans-abri seraient relogés dans des bâtiments d'Infrabel, au moins jusqu'à la fin de l'hiver. "Mais ce n'est pas suffisant. Le tunnel doit rouvrir", plaide l'activiste.

"La priorité, reloger les SDF"

Pour les manifestants, cacher la misère, surtout en période préélectorale, n'est pas une option pour lutter contre la pauvreté. La priorité est de reloger les SDF, estiment-ils.

De plus, la fermeture du tunnel est incompréhensible pour les cyclistes. "Nous devons soit faire un détour de 2 kilomètres, soit rouler dans un tunnel aux côtés des voitures, où les embouteillages sont permanents, ou alors sur le trottoir", fulmine Cédric Tolley. "Les personnes qui restaient dans le tunnel dérangeaient peut-être le voisinage, mais fermer le tunnel est une mauvaise idée, tant pour la lutte contre la pauvreté que sur le plan de la sécurité routière."

Les organisateurs du rassemblement interpelleront jeudi le conseil communal de Saint-Gilles.

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