Une candidature franco-belge à l'UNESCO pour les sites mémoriels de la Grande Guerre

Une série de sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale recensés en Belgique et en France font l'objet d'une demande d'inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO. Cette candidature franco-belge vient d'être déposée.

139 sites composent cette proposition: 96 en France, 27 en Flandre, et 16 en Wallonie.

La moitié des sites wallons se trouvent dans l'entité de Comines-Warneton. Seule entité wallonne où les combats se sont enlisés durant toute la guerre 14-18 alors qu’elle a été éclair dans les autres régions de Wallonie. La ligne du front traversait l'entité de Comines-Warneton. D'un côté du noman's land, les soldats du Commonwealth. De l'autre, les Allemands. La région a été dévastée.

La reconnaissance de ce patrimoine universel permettrait de garantir la sauvegarde de ces sites et monuments, témoins capitaux des combats de la Grande Guerre. Perpétuer la mémoire de ceux qui se sont battus et qui sont morts, toutes nationalités confondues, est aussi un gage de paix entre les nations.

"Nous nous attachons tout d’abord à la dimension patrimoniale et mémorielle avant d’y voir un intérêt économique et touristique", explique Thomas Elleboudt, attaché à la direction de la protection du patrimoine au Service public de Wallonie. "L’inscription à l’UNESCO est un moyen de rappeler aux plus jeunes générations ce qui s’est passé il y a 100 ans. De rappeler aux plus jeunes que des personnes ont combattu l’horreur. Pour la liberté. Cela permettra ainsi de mettre l’accent sur le devoir de mémoire et de léguer ces sites de la Première Guerre mondiale aux générations futures."

Francis De Simpel, président de la Société d'Histoire de Comines-Warneton et de sa région, acquiesce. "Nous parlons aujourd’hui beaucoup de la guerre 14-18 parce que c’est le centenaire, mais une fois le centenaire passé, la Grande Guerre va être aussi ancienne pour les jeunes que le Moyen Âge. L’inscription à l’UNESCO peut ainsi permettre d’attirer l’attention et de continuer à susciter l’intérêt. C’est important pour le devoir de mémoire. Pour ne pas oublier."

Une visite d'inspection est programmée cet été par l'UNESCO, qui rendra sa décision en juillet 2018.

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