Une camionnette un peu spéciale va scanner le tarmac namurois

Le véhicule qui sillonnera les routes namuroises.
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Le véhicule qui sillonnera les routes namuroises. - © RTBF

Les nouvelles technologies se penchent sur les routes namuroises. Un véhicule super équipé va scanner le tarmac, un peu comme une radiographie des routes. Il s’agit d’un projet-pilote de l'Inasep, l'intercommunale namuroise de service public. Objectif poursuivi : analyser très précisément tous les défauts de la voierie pour obtenir un "cadastre" des travaux à réaliser.

Vu de l'extérieur, la camionnette semble normale, mais en y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'elle est bardée de caméras et de détecteurs. "Un laser va prendre le profil en long de la voirie, à gauche. Tandis qu’à droite, un autre laser va prendre la macrostructure de la route, explique Jean-Pol Tasiaux (chargé de mission à l'Inasep). Cela va nous donner des indications utiles pour réaliser nos calculs et évaluer ainsi comment la route se comporte."

Outre ces mesures automatiques, un opérateur installé à l'avant effectue également des observations visuelles. "Si vous avez par exemple une fissure : un bouton va nous permettre d’encoder les données GPS du début et de la fin de cette fissure."

Toutes les données sont ensuite réunies pour offrir un diagnostic de l'état de la route inspectée.

L'Intérêt pour les communes, c'est de pouvoir objectiver les choix des travaux les plus urgents à réaliser. "Pour la gestion des travaux et les aspects financiers, c’est important pour les communes de disposer d’un outil permettant de gérer la remise en état des voiries", développe Coraline Absil (députée provinciale en charge des Travaux).

Car en intervenant plus tôt là où c'est nécessaire, les travaux seront moins importants, et les communes pourraient donc faire des économies.

Pour l'heure, le projet-pilote concerne 1000 kilomètres de voieries répartis sur 20 communes. Mais l'ambition est bien d'arriver à scanner un jour toutes les routes des 38 communes de la province de Namur.

Le hic, c'est bien évidemment la question financière… Le coût de l'examen est assez élevé : 475 euros par kilomètre scanné ! Le bilan du projet-pilote est attendu pour septembre, soit après les grandes vacances.

Serge Otthiers

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