Une briqueterie du 19e siècle renaît sous forme de lofts

Les lofts ont gardé des traces du passé
2 images
Les lofts ont gardé des traces du passé - © RTBF - Monika Wachter

Il y a quelques années, un Brabançon de 65 ans, Pierre Boon, tombe amoureux de Céramanova, les anciennes briqueteries de Waulsort dans la commune d'Hastière. Il rachète l’usine du 19ème siècle qui a fermé il y a 30 ans. Il voulait en faire des logements qui conserveraient des pièces de l’usine.

Aujourd'hui, les travaux s'achèvent. La rénovation devrait être complètement terminée au printemps. Les lofts ont gardé des pièces de l'ex-usine, comme la cheminée de 38 mètres de haut. "C’était simple de la faire tomber mais franchement, alors, ce n’était plus le projet. Elle ne sert plus à rien du tout, sauf à la regarder", explique Pierre Boon.

Au bout du chemin de halage, l'imposante cheminée en briques de 38 mètres reste le témoin du passé industriel de la briqueterie. Ce n'est pas le seul. A l'intérieur, au rez-de-chaussée, il reste d'autres structures, comme le couloir des fumées et le four tel qu’il existait.

Pierre Boon a relevé un sacré défi. Il a décidé de devenir entrepreneur quand il est tombé amoureux de ce site : "Moi, ce n’est pas mon métier. Avant j’étais loueur de chapiteaux dans toute l’Europe et puis, à 65 ans, j’ai vendu et j’ai fait ceci".

La commune d'Hastière a accueilli ce projet à bras ouverts. Jean-Pierre Gigot, échevin de l'aménagement du territoire ne tarit pas d'éloges : "Il vient de transformer, d’un coup de baguette magique, un chancre industriel qui aurait été à charge, plus que probablement, des citoyens d’Hastière voire des citoyens de la Région wallonne et lui nous en a fait un petit bijou. C’est un véritable trésor. C’est un miracle pour nous".

Hastière rêve de retrouver un peu du lustre d'antan quand la ville sur la Haute Meuse était un lieu de villégiature très apprécié.

Colette Jaspers avec Monika Wachter

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK