Une assurance gratuite pour les volontaires bruxellois

Le gouvernement francophone bruxellois va prendre en charge une partie des assurances obligatoires lors d'engagements de bénévoles
Le gouvernement francophone bruxellois va prendre en charge une partie des assurances obligatoires lors d'engagements de bénévoles - © Belga Picture

Le gouvernement francophone bruxellois a décidé de venir en aide au secteur associatif. Il va prendre en charge une partie des assurances obligatoires lors d'engagements de bénévoles. Ces assurances représentaient jusqu'ici des coûts trop élevés pour ce secteur peu argenté. Concrètement, la Commission communautaire française (COCOF) va offrir l'assurance pour 200 journées de volontariat par an et par association. La mesure existait déjà en Wallonie et en Flandre.

Ils sont environ 100 000 Bruxellois à s'investir dans le volontariat. On les retrouve dans les mouvements de jeunesse, dans les conseils d'administration des écoles ou des hôpitaux ou encore dans les clubs de sport. Autant d'organisations qui doivent se prémunir contre les éventuels dommages causés ou subis par ces bénévoles.

Gaétane Convent, coordinatrice de la plateforme francophone du volontariat, illustre: "Il y a une dame qui fait des actions dans une école de devoirs. Pas de bol: au moment où elle passe, il y a un jeune qui la touche et elle tombe dans les escaliers. Elle se retrouve à l’hôpital avec un plâtre. Qu’est-ce qui se passe? Pour ça, il faut être assuré. L’assurance qui est mise en place aujourd’hui avec la COCOF, ces 200 jours gratuits, si l’association la contracte, cette volontaire-là est assurée. Il n’y a pas de souci pour elle: son plâtre, tous les remboursements auront lieu."

Avec cette assurance offerte aux associations sans but lucratif (ASBL) bruxelloises, la COCOF cherche à donner un nouvel élan à l'engagement des citoyens dans le bénévolat. "Favoriser l’engagement, permettre à des gens qui hésitaient de pouvoir le faire, avance Gaétane Convent. Et puis, soutenir aussi les petits associatifs bruxellois qui n’avaient pas les moyens de se développer, parce qu’ils n’avaient pas les moyens financiers. Ca, ça va leur permettre de mener plus d’actions qu’ils ne pensaient pouvoir faire, puisque les gens vont pouvoir être assurés."

Le secteur associatif estime que cette mesure devrait, grosso modo, toucher une bonne centaine de milliers de volontaires bruxellois.

Olivier Hanrion – Delphine Wilputte

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