Une ASBL soutient les femmes entrepreneures à Bruxelles

Les femmes qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat peuvent bénéficier de trois années de soutien et de formation
Les femmes qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat peuvent bénéficier de trois années de soutien et de formation - © EPA

Sur 10 000 entreprises créées chaque année à Bruxelles, 300 seulement sont lancées par des femmes. Un chiffre qui doit être amélioré pour entrer dans la moyenne européenne. Pour cela, il est désormais possible, pour celles qui sont tentées par l'aventure, de bénéficier de trois années de soutien et de formation. Le nom de cet endroit: Bruxelles Pionnières.

Les femmes entrepreneures, ça existe, mais elles sont encore trop peu nombreuses. Elles rencontrent aussi des freins que les hommes entrepreneurs ne connaissent pas ou pas de la même manière, en tous cas.

"Elles sont différentes, explique Claudia Ritter, responsable de la formation chez Bruxelles Pionnières. Premièrement, parce qu’elles sont plus hésitantes à prendre des risques, plus hésitantes à se lancer, notamment dans les services innovants. Elles pensent ne pas avoir les qualifications requises ou ne pas avoir certaines caractéristiques, comme la persévérance, la résilience, etc. D’autre part, aussi, elles ont plus de mal à trouver des financements de départ."

Par contre, elles ont des atouts bien à elles. Fabienne Delvigne est créatrice de chapeau et d'accessoires de mode haut de gamme et fournisseur officiel de la Cour. Elle a créé son entreprise il y a 25 ans sur un coup de cœur et a surmonté tous les obstacles. "Moi, je n’ai eu aucun problème. Je dirais que les femmes, au contraire, ont beaucoup d’avantages. Non seulement, elles ont le charme. Elles ont aussi la possibilité de convaincre plus, parce que, quand une femme croit à un projet, elle a une énergie extraordinaire et débordante", assure la créatrice.

Mais elle reconnaît qu'un incubateur spécifiquement féminin, ce n'est pas du luxe. "Puisqu’il y en a peu qui osent faire le pas, avoue-t-elle. Donc, de pouvoir se dire qu’il y a d’autres femmes qui l’ont fait, qu’elles sont soutenues, c’est une façon extraordinaire de provoquer d’autres vocations. J’espère de tout cœur que bien d’autres me rejoindront."

Comme dit le proverbe, ce que femme veut…

Thierry Vangulick – Delphine Wilputte

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