Un village d'abeilles créé sur le site de l'ULB

Pas de ruches, mais un parterre de fleurs et une curieuse étagère pleine de bois. C'est un palace pour abeilles sauvages. Romain Moerman, Biologiste à l'ULB explique: "C'est un espace dédié aux abeilles sauvages, c'est-à-dire où on va trouver une structure qui accueille des rondins de bois perforés, des petites structures en forme de tubes où les abeilles vont venir faire leur nid pour y passer l’hiver. Et aussi un espace vert avec des plantes appréciées des abeilles.  Ce ne sont pas des ruches.  On utilise le terme "ruche" vraiment pour l'abeille domestique utilisée par les apiculteurs et dans ces ruches on va collecter les grosses quantités de miel, alors qu'ici ce sont des abeilles qui finalement meurent à la fin du printemps essentiellement et on ne trouve que la larve à l’intérieur du nid."

Des abeilles en voie de disparition

Les abeilles sont nombreuses à Bruxelles, avec ses intérieurs d'îlots fleuris. Pourtant à échelle belge, et mondiale, les abeilles se font de plus en plus rares: il y a plus de pesticides et moins d'espèces de fleurs.  Le biologiste suggère à chacun de faire de son jardin une telle escale à abeilles... Il suffit ne pas souhaiter un gazon anglais bordé de sapins, mais de préférer les fleurs à pollen et de ne pas avoir peur : "Parce qu'elles sont peu agressives et en plus leur dard est souvent peu vulnérant c'est-à-dire qu'il n'est pas capable de traverser la peau humaine et si l'abeille peut piquer, souvent c'est peu douloureux."

Sans abeilles, moins de propagations des fleurs, moins de nourriture pour les oiseaux. C'est toute la biodiversité qui est touchée. Voilà ce qu'étudie l'ULB mais aussi l'université de Mons et de Gand en observant les abeilles de leurs jardins respectifs.

Myriam Baele

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