Un supplément "mesures Anti-Covid19" dans un restaurant bruxellois : "Cela a duré 10 jours et les clients comprenaient"

Un supplément "mesures Anti-Covid19 dans un restaurant bruxellois : "Cela a duré 10 jours et les clients comprenaient"
Un supplément "mesures Anti-Covid19 dans un restaurant bruxellois : "Cela a duré 10 jours et les clients comprenaient" - © Tous droits réservés

Après plusieurs semaines de fermeture forcée, les restaurants ont pu reprendre leurs activités le 8 juin dernier. Mais avec des conditions sanitaires strictes pour lutter contre l’épidémie de Covid-19 : distance d’1,50m entre les tables, nombre limité de convives, port du masque pour le personnel…

Pour les établissements Horeca ces mesures (rassemblées dans un document officiel est à lire en cliquant ici) viennent alourdir une situation rendue compliquée par le confinement. Résultat, certains ont décidé de facturer un "supplément covid". C’était par exemple le cas chez VIVA M’boma, à Bruxelles. Une photo prise dans ce restaurant a fait le tour des réseaux sociaux. On y voit un ticket de caisse daté du 10 juin 2020 avec une ligne surlignée en orange : "2 mesures Anti-Covid19, 5 euros". Soit 10 euros au total pour deux couverts.

Rien d’illégal là-dedans, comme l’écrit Test-Achats sur son site internet : "Un commerçant ou un prestataire de service […] est libre de fixer ses prix. Il peut donc les augmenter quand il le souhaite. Mais le consommateur doit être prévenu avant d’effectuer son achat."

"Le commerçant ou prestataire de service doit impérativement vous informer à l’avance de sa décision de vous facturer un supplément en raison de la crise du coronavirus. […] Et ces prix et tarifs sont en outre supposés être 'tout compris'. Donc, intégrer la TVA, ainsi que tous les services éventuels facturés aux consommateurs (les mesures 'corona' dans le magasin peuvent être assimilées à un 'service') et taxes diverses", poursuit Test-Achats.

Les clients étaient informés du surcoût

Sur sa page Facebook, la direction du restaurant concerné apporte ces précisions : "Ne sachant pas ce qu’aller représenter en termes de frais supplémentaires les mesures anti-Covid que nous imposait le gouvernement, nous avions décidé d’appliquer un supplément de 5 euros par couverts en informant chaque table. Cela a duré 10 jours et les clients comprenaient notre position."

Du côté du restaurant, on souligne qu’il a fallu composer, après trois mois sans activité, avec une capacité d’accueil diminuée de moitié et un chiffre d’affaires en berne. Par ailleurs, VIVA M’boma précise n’avoir procédé à aucun licenciement, malgré la crise, "parce que nous sommes une équipe dans le pire comme dans le meilleur".

Et de conclure : "L’équilibre est déjà, en temps normal, difficile a trouver quand on respecte les règles (100% déclaré)… Nous ne voulions pas choquer, juste répercuter des frais qui n’étaient pas prévus dans notre marge."

Phase 3 du déconfinement: la délivrance pour les cafés et restaurants (JT du 08/06/2020)

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