Un stage pour comprendre comment les êtres vivants communiquent

La façon dont communiquent les êtres vivants est enseigné lors d'un atelier de deux jours au musée des sciences naturelles
La façon dont communiquent les êtres vivants est enseigné lors d'un atelier de deux jours au musée des sciences naturelles - © Belga Picture

La rentrée scolaire est dans quelques jours. Pourtant, certains enfants profitent déjà de cette dernière semaine de vacances pour apprendre de nouvelles choses. Huit enfants de neuf à douze ans font un stage de deux jours au musée des sciences naturelles sur la façon dont communiquent les animaux.

Les oiseaux voient plus de couleurs que les humains. Les arbres communiquent grâce à leurs feuilles. Et les grenouilles changent de couleur selon leur milieu naturel. Après une matinée, les enfants en savent déjà beaucoup sur la communication des animaux. "Un merle et une femelle merle se reconnaissent grâce à la couleur et au bec", relate un stagiaire. Un autre enfant se souvient: "La grenouille rousse, on l’a surtout retrouvée dans des forêts. La verte, elle vit surtout dans les étangs."

Pendant deux jours, les huit enfants vont pouvoir observer, toucher et écouter les animaux qui communiquent grâce à Kint et Marie, les deux animateurs du stage. "L’idée, c’est de bien faire comprendre aux enfants que la communication ne passe pas uniquement par le langage, mais aussi par la communication non-verbale, donc les gestes, les couleurs, les postures peuvent avoir un rôle important dans la communication", explique Marie.

Kint apprend aux enfants: "Les feuilles envoient une odeur. On a constaté cela avec des girafes. Quand elles commencent à manger un acacia, les feuilles envoient un message au reste de la plante. La girafe peut manger quelques feuilles, mais le message est arrivé aux autres feuilles et ces autres feuilles deviennent toxiques pour la girafe. Vous allez dire: « elle peut toujours aller jusqu’à l’autre arbre. » Eh bien, on s’est rendu compte que même l’autre arbre avait commencé à fabriquer ce produit toxique."

Le stage n'est malheureusement réservé qu'aux enfants de neuf à douze ans. Néanmoins, ceux-ci ne manqueront sûrement pas d'expliquer l'histoire des acacias ou de la salamandre à leurs parents en rentrant à la maison.

Charlotte Vanye – Delphine Wilputte

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