Le Médibus sillonne les rues de Bruxelles depuis 5 ans

Cela fait cinq ans maintenant que le Médibus est sur les routes bruxelloises. Le Médibus, c’est ce mobile home transformé en centre médical mobile par Médecins du Monde et autour duquel gravite une équipe d’une trentaine de bénévoles.

Plusieurs fois par semaine, il se pose à proximité d’une gare de Bruxelles et accueille les personnes qui n'ont pas accès au système de soins de santé traditionnel. 

Les accueillants et les infirmières qui font tourner le Médibus prodiguent des soins, mais pas seulement... On y vient parfois boire une tasse de café, pour briser la solitude de la rue.

Mardi soir, comme chaque mardi d’ailleurs, le Médibus a pris ses quartiers à quelques pas de la Gare du Midi. Un rendez-vous qu'Hassan ne rate pratiquement jamais, un rendez-vous qui commence par un café partagé. Et puis, à l'intérieur du Médibus, une consultation avec l'équipe médicale.

Hassan a des douleurs musculaires qui le font souffrir depuis un certain temps. "A force de travailler, tout le temps, très dur, mon corps et mes muscles me font souffrir." Et on comprend entre les lignes, que cela est dû à des conditions de vie et de travail difficiles.

Hassan n'a pas non plus de logement durable, comme une partie des bénéficiaires du Médibus. "Une partie de notre public n’a pas de documents administratifs en règle, explique Béatrice Lacroix, de Médecins du Monde. Une grande majorité d’entre eux sont également en logement précaire, très précaire, voire sans logement."

Alors ici, on prodigue les soins généraux. Il existe différentes pathologies : "On retrouve des pathologies comme l’asthme, du diabète, de l’hypertension… mais qui, en l’absence de traitement, peuvent s’aggraver."

L'équipe tente aussi d'aiguiller les personnes sans-abris, sans-papiers vers d'autres structures existantes. Et c'est un travail de longue haleine, notamment avec Hassan. "On essaye de l’encourager à faire des démarches et de lui redonner confiance dans un système qui lui a refusé ses droits depuis X années. Toutes les semaines, c’est le même travail : un sourire, un café, un peu de crème, passer du temps avec lui… Et c’est comme ça qu’on avance !"

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