Un salon de l'habitat groupé à Louvain-La-Neuve

La notion d'«habitat groupé » n'est pas neuve. Il y a 10 siècles déjà, il était apparu sous la forme de communautés et ordres religieux : abbayes, monastères, béguinages.

Plus récemment, on considère généralement qu'une première vague d'engouement envers l'habitat groupé remonte au 19ème siècle avec les familistères, les utopies communautaires. L'idée est de créer un habitat collectif qui permet de faire des économies d'échelle, un jardin commun et des lieux communs de réunion.

La deuxième vague apparaît dans la mouvance post- soixante-huitarde. Certaines personnes revendiquent des changements de société, veulent vivre différemment et décident de vivre en communauté sur des bases sociales ou spirituelles.

Enfin, la troisième vague d'engouement est apparue ces dernières années. Elle est née de préoccupations multiples : écologiques, sociales, économiques, besoin de d'avantage de solidarité et de convivialité. « On a des besoins écologiques forts, il y a une crise sociale et économique qui pousse les gens à rationnaliser en achetant à plusieurs par exemple », explique Benoît Debuigne, responsable d'Habitat et participation.

L'habitat groupé, ce n'est pas que pour les Bobos

La multiplication de projets d'habitats groupés est une vraie tendance en Europe. La Belgique est l'un des pays où la densité de ce type de projets est la plus importante mais la diversité des projets y est aussi la plus manifeste.  « Au Danemark, en Grande-Bretagne, ils sont plus avancés au niveau écologique », précise Benoît Debuigne. « Aux Pays-Bas, par contre, il y a une véritable politique de développement de l'Habitat groupé pour personnes âgées. »

Chez nous aussi, il y a une demande croissante d'habitat groupé, émanant des personnes âgées mais aussi des personnes socialement précarisées et des publics fragilisés, souffrant d'un handicap ou de problèmes de santé mentale par exemple. 

Pas de cadre légal, problèmes juridiques en vue

La grande majorité des résidents ayant opté pour l'habitat groupé vivent en copropriété. Certains, ayant développé des activités en commun, ont choisi de fonctionner en asbl. Enfin, une minorité est organisée en coopérative. C'est le cas des résidents de la Sève, à Ohey. Six familles ont rénové une ancienne ferme en carré et y vivent depuis 2004. « Comme vous le voyez, de l'extérieur, elle a gardé l'apparence d'une ferme, explique Stephane Vis, l'un des habitants. A l'intérieur de la cour commune, par contre, on remarque six couleurs de châssis différentes : ces six couleurs symbolisent les logements des six familles. »

Un salon tout public.

Ce dimanche 25 avril, le salon de l'habitat groupé se tiendra donc à la ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve de 10h à 17h. Des experts notariaux, fiscaux, des architectes y  répondront aux questions des intéressés. Des habitants qui ont fait le choix de l'Habitat groupé viendront aussi témoigner. 

C'est en Brabant wallon que cet habitat connaît le plus de succès, de plus en plus aussi autour de Namur et Liège.

En région wallonne, une association  "Habitation et partcipation" est chargée de la promotion de ce type d'habitat. C'est elle qui organise le salon.

O. Leherte avec Christine Pinchart

 

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