Un salaire minimum à 14 euros de l'heure pour vivre décemment

Un salaire minimum à 14 euros de l'heure pour vivre décemment
2 images
Un salaire minimum à 14 euros de l'heure pour vivre décemment - © Tous droits réservés

Ce mardi 5 décembre était lancée la nouvelle campagne de la FGTB Liège-Huy-Waremme pour un salaire minimum à 14 euros de l'heure. Le syndicat dénonce l'augmentation des rémunérations des patrons d'entreprises, là où les travailleurs se voient pratiquement stagner. En Belgique, le salaire minimum représente à peine plus de 1500 euros bruts par mois, soit moins de 10 euros par heure. Difficile donc de vivre dignement et de faire face aux dépenses du quotidien

Triste constat

Ce projet de campagne était nécessaire, estime la FGTB. En effet, elle constate que de plus en plus de travailleurs sont en situation de pauvreté. Aujourd'hui, gagner moins de 10 euros de l'heure, c'est être sous le seuil de pauvreté. Une situation jugée inacceptable par les syndicalistes. En étudiant de près les chiffres, le constat est sans appel : il faudrait au minimum 14 euros de l'heure pour pouvoir vivre de manière décente, soit 2300 euros brut par mois. Parallèlement, les syndicalistes notent un net enrichissement de la part des patrons des entreprises du Bel20 alors que les travailleurs n'ont vu augmenter leurs rémunérations que de 0.3% entre 2015 et 2016. " Certains s'enrichissent donc au détriment des autres qui sombrent dans la pauvreté " souligne Geoffrey Goblet, président de la FGTB Liège-Huy-Waremme.

"C'est une ineptie de croire qu'il est impossible d'avoir un salaire à 14 euros"

Pour Ali, délégué syndical, il est tout à fait concevable d'augmenter le salaire minimum : "C'est une ineptie de croire qu'il est impossible d'avoir un salaire à 14 euros. Le gouvernement doit avant tout faire preuve de tolérance, d'écoute et de solidarité pour éviter la précarité sociale. A l'heure actuelle, en Belgique, un salaire minimum de 10 euros est un véritable scandale". Père de trois enfants, il estime comme tout parent avoir des responsabilités. Il propose donc la rupture : augmenter de 800 euros bruts par mois le salaire minimum afin que tout le monde puisse dignement assurer les charges, l'école, les soins de santé et les transports.

Une campagne de sensibilisation

Ce mardi matin, les syndicalistes, accompagnés de Saint-Nicolas, ont tenté de sensibiliser le plus de monde possible en distribuant des prospectus et des chocolats. Jeunes, travailleurs et même pensionnés, tous se sont sentis concernés et ont pris le temps de discuter. Marie-Virginie elle, se qualifie de travailleuse pauvre : "Je travaille dans les titres-services 27 heures par semaine et je gagne moins de 1000 euros par mois, c'est impossible de s'en sortir. Je suis une travailleuse pauvre, si je n'avais pas mon compagnon, je ne pourrais pas vivre."Une campagne qui lui tient donc particulièrement à cœur, pour elle et pour tous les travailleurs d'autres secteurs où le salaire horaire est particulièrement bas.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK