Schaerbeek: un promoteur immobilier au bras long

Un litige oppose la commune de Schaerbeek à un promoteur limbourgeois qui se vante d'avoir le bras long.
Un litige oppose la commune de Schaerbeek à un promoteur limbourgeois qui se vante d'avoir le bras long. - © RTBF

Un ministre du gouvernement fédéral qui téléphone à un bourgmestre pour défendre le dossier d'un promoteur immobilier, ce n'est sans doute pas courant. C'est pourtant ce qui s'est produit, à la fin de l'an dernier, à Schaerbeek. Un litige oppose la commune à un promoteur limbourgeois qui se vante d'avoir le bras long.

C'est loin d'être le projet immobilier du siècle à Schaerbeek. Au départ, il s'agit de diviser une maison unifamiliale en plus petites unités de logements. La maison est située dans le quartier Plasky. Le promoteur reçoit le feu vert sous la forme d'un permis d'urbanisme. Lors d'un contrôle du chantier, en septembre, les fonctionnaires de la commune constatent plusieurs irrégularités. Le promoteur a notamment construit davantage d'appartements que ce que le permis autorise. Les scellés sont apposés sur le bâtiment et les travaux sont interrompus. La justice valide la sanction communale. Le promoteur est en appel. Et en attendant les conclusions du tribunal, il fait flèche de tout bois. L'homme se vante d'avoir le bras long. Apparemment, c'est exact.

Un jour, le bourgmestre Bernard Clerfayt reçoit un appel d'un membre éminent du gouvernement fédéral. Le ministre tente de plaider la cause du promoteur. Une autre fois, c'est une lettre provenant de milieux diplomatiques qui atterrit sur le bureau du bourgmestre. Le promoteur sait aussi, à l'occasion, jouer de l'insulte et de la menace. Tous les moyens semblent légitimes à certains pour obtenir gain de cause. Il existe pourtant un moyen tout simple de reprendre les travaux : respecter les termes du permis d'urbanisme.  

P. Carlot

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK