Un projet de bâtiment pour stocker des produits dangereux à Ghlin inquiète les citoyens

Un projet de bâtiment pour stocker des produits dangereux à Ghlin inquiète les citoyens
Un projet de bâtiment pour stocker des produits dangereux à Ghlin inquiète les citoyens - © Tous droits réservés

Le collectif citoyen "Alerte Danger Ghlin" s'oppose à un projet de construction d'un hall logistique de stockage de produits dangereux à Ghlin, au sein des établissements Sandermans. L'entreprise se veut rassurante.

L'entreprise de transport et de logistique Sandermans, installée à Ghlin, souhaite s'agrandir et a déposé auprès de la ville de Mons une demande de permis pour la construction d'un hall de stockage qui devrait contenir 2.000 tonnes de péroxydes. L'enquête publique est en cours.

Du côté de l'entreprise, on se veut rassurant. "Toutes les précautions seront prises", a expliqué la direction dans les colonnes de Sudpresse. "Il s'agit uniquement d'un hall de stockage, il n'y aura pas de production. Certaines personnes pourraient faire l'amalgame avec l'entreprise de produits dangereux de Rouen qui a pris feu. Mais ça n'a rien à voir. Le site de Rouen était un site de production."

Les propos ne rassurent en rien certains riverains de l'entreprise. Un collectif citoyen "Alerte Danger Ghlin" s'est organisé. "Nous nous opposons au projet de construction du nouveau hall", a indiqué Jean-Paul Lépine, au nom du collectif. "Ce hall est destiné à stocker 2.000 tonnes de péroxydes, des produits dangereux, hautement inflammables et explosifs au contact d'autres matières. On parle aussi de 1.000 tonnes de cartons stockés à proximité immédiate d'habitations, d'entreprises de commerces."

Le collectif considère la future installation comme "particulièrement dangereuse", les produits chimiques annoncés étant classés "Seveso Type Haut". "La sécurité du hall n'est, selon nous, pas suffisante pour contenir un tel volume de produits inflammables et explosifs."

Le collectif invite les riverains et les entreprises concernées à venir le rejoindre dans le but d'empêcher l'aboutissement du projet. Selon le collectif, une entrevue est programmée prochainement avec les instances de la ville de Mons. "Pour l'instant, la ville n'a pas encore de position car nous sommes encore dans l'enquête publique, prévue du 2 au 17 octobre", a indiqué Maxime Pourtois, échevin montois de l'urbanisme. "Nous comprenons bien sûr les inquiétudes des riverains. Mais il n'y a pas encore d'analyse sur le fond. La ville remettra un avis au fonctionnaire délégué au terme de l'enquête, en tenant compte de tous les avis et remarques. Le dossier est en tout cas consultable auprès des services communaux."

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