Un nouveau projet sidérurgique pour le site de Carsid?

Les travailleurs du site de Marcinelle sont en chômage économique depuis plus de 43 mois.
Les travailleurs du site de Marcinelle sont en chômage économique depuis plus de 43 mois. - © Belga

A Marcinelle, le site de Carsid pourrait à nouveau accueillir une activité sidérurgique dans les années qui viennent. Un projet existe, il est actuellement discuté entre Duferco (le propriétaire de Carsid), les syndicats et les autorités wallonnes et carolos.

Pour rappel, l'usine de Carsid, avec son haut-fourneau, est définitivement fermée depuis le mois de mars dernier et l'avenir du millier de travailleurs est en ce moment discuté dans le cadre d'une procédure Renault. Si ce nouveau projet industriel abouti, une activité industrielle pourrait donc reprendre à Marcinelle.

Plusieurs pistes sont actuellement explorées par le groupe Duferco pour donner un avenir industriel à son site carolo : un four électrique, avec ou sans laminoir, une reprise de certains outils existants…

Depuis plusieurs mois, Duferco, avec la Région wallonne, les syndicats et la ville de Charleroi travaillent en effet sur l'après-fermeture du site sidérurgique de Carsid mais les discussions se sont visiblement intensifiées ces derniers jours et la relance d'une activité semble aujourd'hui plus concrète.

Dans l’hypothèse où il aboutit, ce projet ne verrait pas le jour avant deux ou trois ans. Raison pour laquelle les syndicats restent prudents. Ceux-ci estiment que la priorité, pour l'instant, reste l'avenir des travailleurs de Carsid qui subiront d'ici peu le plan social proposé par Duferco. Tout projet industriel sera bon à prendre, ajoutent malgré tout les syndicats, mais pas à n'importe quel prix. Surtout si ce prix, c'est le sacrifice du millier de travailleurs qui perdront d'ici peu leur emploi.

"Tout projet industriel est le bienvenu, déclare Antonio Mula (président de la délégation CSC chez Carsid). Il y a deux semaines d’ici, on s’est retrouvé devant les autorités wallonnes, qui nous apportent un soutien technique, humain et financier pour tout projet porteur. C’est une bonne chose." Mais le syndicaliste rappelle que "tout projet qui verrait le jour demandera de toute façon deux ans avant qu’il ne se réalise. Et les travailleurs en chômage économique depuis plus de 43 mois… Que vont-ils devenir d’ici là ? Qui va les prendre en charge ? Ce qui les intéresse c’est de savoir de quoi sera fait demain, pas demain dans deux ans… Il faut rester réaliste !"

Syndicats et direction se rencontreront à nouveau le 12 juillet prochain lors d'un conseil d'entreprise.

Jean-Christophe Adnet

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