Un nouveau programme de cours pour réfugiés et demandeurs d'asile à l'Ihecs

Un nouveau programme de cours pour réfugiés et demandeurs d'asile à l'Ihecs
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Un nouveau programme de cours pour réfugiés et demandeurs d'asile à l'Ihecs - © rtbf

Dix demandeurs d'asile et réfugiés suivent depuis ce lundi des cours à l'Ihecs, haute école de communication à Bruxelles. Relations publiques, journalisme, politique européenne, ateliers médias... ces nouveaux élèves ont accès à une série de cours de bachelier dans le cadre d'un nouveau programme. Et ce, en bénéficiant d'un encadrement spécifique. L'objectif? Favoriser l'insertion professionnelle. 

"Le principe est de proposer aux demandeurs d'asile et réfugiés une formation de quatre mois, avec un suivi de notre part, en espérant que ça leur ouvre des portes", explique Hélène Pochet, responsable du programme.  "Notre idée est partie d'un constat", ajoute-elle, "il est difficile pour un réfugié de trouver un emploi en Belgique. Malgré les diplômes et expériences dans leur pays d'origine, ils n'ont souvent accès qu'à des emplois peu qualifiés".

Une opportunité à saisir

Concrètement, les participants ont pu choisir leurs cours à la carte, en fonction de leurs intérêts ou de leur planning. Il y assistent en compagnie des autres étudiants, en français ou en anglais. "En tout, j'ai douze heures de cours par semaine," explique Mamadou (nom d'emprunt). "J'ai des cours de sciences politiques, de journalisme, des ateliers radio et vidéo".

"Je rêvais d'être journaliste quand j'étais petit", confie ce demandeur d'asile sénégalais avec un large sourire. Il ajoute: "Si j'ai l'opportunité de suivre des cours de sciences politiques à Bruxelles, je dois la saisir. Avant d'arriver en Belgique, j'étais un militant en faveur des droits de l'homme au Sénégal. C'est donc en adéquation totale avec mon parcours."

Une attestation de participation

A l'issue de ce programme, les participants n'obtiennent pas de véritable diplôme, mais une attestation de participation de l'Ihecs. "Ils reçoivent ainsi la reconnaissance d'une institution d'enseignement supérieur belge", explique Hélène Pochet. "Ce n'est un diplôme mais on espère que les employeurs verront ça comme une preuve de motivation et un gain de compétences." 

Si Mamadou regrette cette absence de diplôme, cela ne le freine pas dans sa motivation. "C'est l'expérience avant tout", dit-il. Mais Mamadou espère quand même avoir la possibilité de participer aux examens, afin de mesurer son niveau. "La chose est envisageable", selon Hélène Pochet, "avec des résultats indicatifs", mais l'Ihecs n'a pas encore pris de décision à ce sujet.

Pour l'heure, Mamadou se réjouit surtout d'assister à ses premiers cours et de faire la connaissance des autres étudiants. "Les premiers jours se passent très bien", dit-il joyeusement, "j'ai même une marraine qui m'aide à m'adapter". 

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