Un logement sur trois en Wallonie obtient le plus mauvais label énergétique

Depuis 2010, le PEB est obligatoire pour les ventes et les locations de biens immobiliers
Depuis 2010, le PEB est obligatoire pour les ventes et les locations de biens immobiliers - © rtbf-Grégory Fobe

Cela fait maintenant sept ans que les certificats PEB sont obligatoires quand on vend ou loue un bien. Un rapport vient d’être réalisé par le Centre d’Etudes en Habitat Durable basé à Charleroi. LE CEHD a analysé 390.325 logements certifiés. Il révèle notamment qu’une habitation sur trois obtient la note la plus mauvaise soit un G.  

Ce constat n’étonne pas Sarah Collet, agent immobilier à Charleroi : " Le problème le plus important ce sont les châssis. Il arrive encore régulièrement que des biens immobiliers situés notamment dans le centre-ville aient de vieux châssis en bois avec des simples vitrages."

Le CEHD a également constaté que 15% des maisons et appartements certifiés en Wallonie entre 2010 et 2016 obtenaient un PEB F. On retrouve la même proportion pour les PEB E, D et C. Enfin 9% des habitations sondées ont un label B et 1%, le label A.  

Un label A... grâce à l'isolation

En décortiquant ces chiffres en fonction de la période de construction, le CEHD a aussi remarqué que quelques biens datant d’avant 1971(0,1%) bénéficiaient d’un label A grâce à de gros travaux d’isolation.

"Ce qui est également interpellant c’est que certaines maisons récentes reçoivent par contre la plus mauvaise note, soit le label G, explique Stéphanie Cassilde, la chercheuse qui a réalisée l’étude. Il arrive que l’isolation, même récente, soit mal faite ou que les travaux soient inachevés. "

Dans 4% des cas, les appartements ou maisons construits après 1984 ont un PEB G. Notons enfin que pour ces biens plus récents la proportion de PEB A augmente aussi sensiblement pour atteindre les 4,6%.

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