Un joueur d'Airsoft améliore son propre casque et convainc l'armée, les douanes, en France, aux USA…

Le casque "Warq" est utilisé généralement par les joueurs d’Airsoft. Mais il est tellement novateur qu'il intéresse même la Défense et la police. Y compris en-dehors de nos frontières.
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Le casque "Warq" est utilisé généralement par les joueurs d’Airsoft. Mais il est tellement novateur qu'il intéresse même la Défense et la police. Y compris en-dehors de nos frontières. - © warq

Place à présent à une belle success-story, celle des concepteurs d’un casque. Un casque qui s’appelle "Warq".

Il s’agit d’un casque intégral de protection. Il est utilisé généralement par les joueurs d’Airsoft, ceux qui jouent en se battant avec des fusils à air comprimé.

Sa grande particularité, c’est qu’il n’y a pas de buée sur la visière, ce qui est généralement le cas. Un principe tellement novateur que des services de police et militaires de plusieurs pays ont déjà passé commande. Le développement se fait notamment grâce à un financement carolo.

Améliorer son propre casque

C’est parce qu’il en avait marre d’avoir sa visière couverte de buée lorsqu’il était en pleine partie d’Airsoft que Quentin Mulders a décidé d’améliorer lui-même son casque de protection. Après des années de recherche, il a trouvé LA solution.

"En toutes conditions, en hiver, en été ou qu’on transpire beaucoup, on n’a jamais de buée dedans tout en restant bien protégé contre les impacts à haute vélocité, et aussi en cas de chute."

Secret de conception oblige, notre inventeur ne donnera pas les détails de cette technique, mais il énonce bien volontiers les matériaux utilisés pour protéger à la fois le crâne, les yeux et le bas du visage. "On a du polyamide renforcé en fibre de verre, on a du polycarbonate pour l’écran, on a des alliages d’acier bien particuliers pour la tôle microperforée."

Une innovation qui séduit

Ce casque d’un nouveau genre fait fureur au sein des joueurs d’Airsoft, mais pas seulement. D’autres commandes plus particulières ont commencé à leur arriver, raconte Zoé Absil, co-directrice de Warq.

"On a été contacté par les douanes françaises, l’armée française, la police belge."

Et en 2019, ils s’attaqueront au marché américain. Rien que cela ! "Pour pouvoir vendre le produit aux États-Unis, tant aux utilisateurs du secteur loisir qu’aux utilisateurs du secteur de la Défense."

Tous les éléments du casque sont fabriqués en Europe et l’assemblage est réalisé en Belgique.

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