Un jeune Liégeois se lance dans l'édition numérique

 Julien de Marchin, un jeune liégeois, a décidé de se lancer dans l'édition numérique (illustration).
Julien de Marchin, un jeune liégeois, a décidé de se lancer dans l'édition numérique (illustration). - © RTBF

La maison "L'aurore" publie désormais des ouvrages directement conçus pour les tablettes et les liseuses électroniques. A l'ère du digital, le marché du livre numérique reste encore marginal. Mais certains jeunes éditeurs croient au potentiel de ce secteur en pleine croissance. Demain, vous téléchargerez peut-être vos romans de la rentrée. C'est en tout cas le pari des éditions numériques "L'aurore".

Une tablette sous le bras, Julien de Marchin fait partie de la génération geek, ces passionnés de nouvelles technologies. A 26 ans, ce romaniste de l'Université de Liège a décidé de se lancer dans l'édition numérique: "Tout le monde est passé d'un téléphone classique à un Smartphone" explique Julien de Marchin. "Il y a beaucoup de gens qui vont passer d'un ordinateur à une tablette. La mentalité va tout doucement changer comme c'est déjà le cas dans d'autres pays. Les gens vont avoir le réflexe numérique. Comme les auteurs écriront numérique, les lecteurs liront numérique".

De plus en plus d'institutions demandent une version numérique de leur publication imprimée. Mais la jeune maison d'édition mise aussi sur la spécificité du support électronique: "Si l'auteur n'a pas encore réfléchi aux potentialités du numérique, nous lui apportons notre expertise" poursuit Julien de Marchin. "Et nous lui donnons des conseils, comme ajouter du son, de l'image. On peut envisager une structure différente de l'ouvrage. On garde donc un rôle d'éditeur classique mais en apportant la plus-value numérique".

L'éditeur imagine ses livres numériques adaptés aux habitudes des consommateurs culturels d'aujourd'hui qui téléchargent de la musique ou des films: "On essaye de travailler sur des formats assez courts, on va dire 120 ou 150 pages, sur des livres qui fonctionnent en série. Comme ça, le public plus jeune va s'habituer et au lieu d'aller au cinéma, il va pouvoir lire un livre de deux heures. S'il y a une bonne chute à la fin, il voudra lire la suite, comme sur les séries américaines".

Aujourd'hui, l'édition numérique est encore difficilement rentable. Le lecteur hésite visiblement à tourner définitivement la page de l'imprimé.

 

E. Dagonnier

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