Un internaute cité devant le juge pour s'être réjoui de la tentative de meurtre d'un policier liégeois

Un homme cité devant le juge pour s’être dit content de la mort d’un policier à Liège
Un homme cité devant le juge pour s’être dit content de la mort d’un policier à Liège - © BRUNO FAHY - BELGA

Un homme est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le 1er octobre prochain pour calomnie envers un corps constitué, a annoncé vendredi le parquet de Bruxelles. L’intéressé, un homme de 29 ans, avait posté un commentaire sur le réseau social Facebook le 9 septembre dernier, affirmant être heureux de la mort annoncée (information qui s’est révélée inexacte) d’un policier liégeois blessé par balle à Jupille (Liège) le même jour.

"Le lundi 9 septembre en matinée, un policier du service d’intervention de la zone de police de Liège a été grièvement blessé par balle lors d’un contrôle. Différents médias ont relayé l’information durant la journée, en annonçant qu’il était dans un état de mort cérébrale. À 15 heures, les services de la police judiciaire fédérale reçoivent via les réseaux sociaux une capture d’écran montrant qu’un internaute, utilisant le pseudonyme H.B., a posté des messages outrageants envers les policiers", a expliqué le parquet de Bruxelles.

"L’internaute s’estimait notamment heureux de la mort du policier liégeois et y insultait les policiers de manière générale. Le chef de la police locale de Liège a porté plainte à charge du pseudo H.B. du chef de calomnie envers un corps constitué. Une information judiciaire a été ouverte", a précisé le parquet bruxellois.

"Suite à divers devoirs d’enquête, l’internaute H.B. a été identifié. Il s’agit de O.E.B., un homme né en 1990. Il a été privé de liberté le 10 septembre 2019 et auditionné par les services de police et par le procureur du Roi. Vu la gravité des faits et leur caractère inadmissible, il est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le 1er octobre 2019", a encore déclaré le parquet de Bruxelles.

Jusqu'à un an de prison

L’homme risque une peine de prison de minimum huit jours et maximum un an, ainsi qu’une amende de 26 à 200€.

"Des faits qui se déroulent sur les réseaux sociaux sont aussi répréhensibles que dans la vie réelle", tient à rappeler Willemien Baert, substitute du procureur du Roi et porte-parole du parquet de Bruxelles.

Liège : nouvelle opération pour le policier grièvement blessé (10/09/2018)

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