Un œil sur demain : des robots pour remplacer la fourche du fermier

La technologie s’invite partout, même dans les champs et les étables ! Dans certaines fermes belges, des robots nourrissent et traient les vaches. Cela permet de soulager le travail de l’agriculteur. Visite d’une ferme connectée du côté de Saint Ghislain dans le Hainaut.

Des menus personnalisés pour les vaches

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Un œil sur demain : des robots pour remplacer la fourche du fermier. © Tous droits réservés
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Bienvenue à la Cense du Mayeur ! Cette ferme à taille humaine est gérée par Cindy et son mari. Le couple dispose de 14 hectares à l’entrée de la ville. Mais celui qui sert les repas aux animaux, c’est un robot rouge complètement automatisé. Un petit " clic " sur une tablette et le système se met en marche : une grue vient piocher les différents ingrédients dans le hangar et les déverse dans le réservoir du robot. Le service se fait directement à l’étable, personnalisé. L’avantage ? Le bétail est en meilleure santé "on a vu la différence" assure Cindy "le fait de faire une bonne ration pour chaque lot est très important. Naturellement on a beaucoup moins de problèmes de santé ".

La vente directe grâce à l’automatisation

Ça ne s’arrête pas là ! La traite aussi est automatisée " la vache rentre d’elle-même dans l’installation, il y a un laser qui scanne le pis, puis le robot va mettre le trayon lui-même. Ça se fait 24 heures/24, donc les vaches sont en totale liberté ". Le gain de temps pour l’agriculteur est important : 1h30 le matin et 1h30 le soir. Cela ne veut pas dire que le fermier n’a plus rien à faire, loin de là " ça reste une ferme, on est encore présent pour nos animaux ! On pourrait croire que c’est l’industrialisation, la rentabilité que du contraire ! "

Grâce à l’automatisation, Cindy a pu mettre davantage d’énergie dans la vente directe " sans les robots on ne pourrait pas faire tourner notre magasin. "

Des robots désherbeurs en test

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En Wallonie, 7% des fermes possèdent déjà un robot, essentiellement dans l’élevage. Mais les robots ne devraient pas tarder à faire leur trou dans les cultures. A Gembloux, le centre wallon de recherche agronomique teste des robots désherbeurs. L’un des objectifs de ce projet, financé par le ministère de l’environnement, est de limiter les pesticides. Bien sûr les robots représentent un coût, tous les fermiers ne peuvent pas se le permettre. Mais pour mettre un pied dans le " smart farming ", le monde de la ferme intelligente, les agriculteurs ne doivent pas forcément aller jusque-là " un robot, c’est la cerise sur le gâteau " assure Ann Callier, responsable Smart Farming à l’agence du numérique "utiliser une application météo, c’est déjà du Smart Farming. 

La robotisation de l’agriculture ? "c’est inévitable"

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Certaines écoles préparent en tout cas les agriculteurs de demain à davantage de robotisation. C’est le cas notamment à la ferme pédagogique et expérimentale du CREPA-CARAH à Ath. Cette ferme possède plusieurs robots, et les élèves apprennent à s’en servir "on le connecte avec le Bluetooth, et il démarre !" C’est Christophe Hut qui s’occupe de la leçon aujourd’hui. Il montre à ses élèves comment marche le robot "repousse fourrage" dans l’étable. "On est en train de vivre la robotisation de l’agriculture, tout doucement, c’est inévitable " assure ce professeur et responsable de la production de la ferme " on retrouve des robots qui tondent les pelouses, qui nettoient les maisons. Pourquoi l’agriculture n’aurait pas droit à ses robots ? Le fermier qui passe 100% de son temps dans son champ avec sa fourche, c’est de l’histoire ancienne. On passe déjà environ 40% de notre temps derrière un écran. Et ça ne cesse de croître."

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