Un home veut s'équiper d'un champ photovoltaïque, les voisins pestent

Le gestionnaire d'une maison de repos veut installer près de 1700 m² de panneaux photovoltaïques pour produire lui-même son électricité.
Le gestionnaire d'une maison de repos veut installer près de 1700 m² de panneaux photovoltaïques pour produire lui-même son électricité. - © Belga

A Marchovelette, près de Namur, le gestionnaire d'une maison de repos veut installer un champ de panneaux photovoltaïques pour fournir le chauffage et l'électricité à ses pensionnaires. Le projet est impressionnant : pas moins de 1700 m² de panneaux, ce qui en ferait le plus grand champ photovoltaïque privé de Wallonie. Certains riverains grincent pourtant des dents.

Il y a quelques mois, dans ce pré du village de Marchovelette, il y avait encore des vaches. Mais le propriétaire du terrain veut y installer 34 panneaux photovoltaïques verticaux, mesurant chacun 50 m². L'énergie produite permettrait de fournir en chauffage et en électricité une maison de repos, une résidence service et une crèche. ''Le but est de ne plus acheter d’énergie, commente Dominique Leboc (directeur de la Résidence des Sources). Elle est déjà très chère aujourd’hui ; demain, on ne sait pas combien elle va coûter.  Ici, on tente d’avoir notre énergie, une énergie plus verte aussi.''

Dominique Leboc a fait ses comptes. Il va économiser 50.000 euros par an sur sa facture énergie. Et son investissement sera amorti en 5 ans. Il vient de déposer une demande de permis d'urbanisme.

Un certain nombre d'habitants du village, comme Véronique, sont pourtant mécontents : ''Je pense que le projet n’est pas adapté à notre village. C’est beaucoup trop : 34 X 50m² de structures métalliques et de câbles… Tout le monde doit comprendre que l’on n’est pas d’accord avec cela.''

Les champs de panneaux photovoltaïques doivent-ils être confinés aux zones industrielles ou au bord des voies de communication ? Peuvent-ils se déployer au milieu d'un village et revendiquer l'étiquette rurale de "verger solaire" ? C'est aux pouvoirs publics de répondre.

 

François Louis

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