Un habitant sur huit à Ixelles est français

Le quartier des étangs d'Ixelles est un des endroits le plus prisé par les frnaçais pour s'intaller en régions bruxelloise.
Le quartier des étangs d'Ixelles est un des endroits le plus prisé par les frnaçais pour s'intaller en régions bruxelloise. - © HERWIG VERGULT - BELGA

Le nombre de Français augmente dans la commune. Ils seront bientôt 10 000 alors qu'ils étaient 7600 il y a trois ans. C'est une augmentation alors que le nombre d'habitants global n'a pas augmenté dans la commune. Depuis quelques années, Ixelles stagne autour des 83 000 habitants.

On constate une augmentation du nombre de français à échelle régionale. Depuis 2000 leur nombre a augmenté de 67% dans la région. C’est le pays étranger qui compte le plus de ressortissants à Bruxelles. Des communes suscitent plus l'intérêt que d’autres. Ixelles attire notamment avec le quartier Châtelain, les étangs, la place Brugman.

Mais il y a aussi Uccle, un habitant sur dix est français, et de plus en plus à Saint-Gilles, c’est là que la croissance est la plus forte plus 140%. Pratiquement un habitant sur dix aussi. Sans compter ceux qui ont le double nationalité, belge et française, ou ceux qui ne s’inscriraient pas à la commune.

Les statistiques ne donnent pas les raisons d'un tel mouvement. Les raisons fiscales sont souvent avancées lorsqu'il s'agit de personnes fortunées, l’impôt belge est plus clément avec les grosses fortunes. Depardieu est loin d’être le seul Français fortuné arrivé ces dernières années pour profiter d’un meilleur climat fiscal à 1h20 de Paris. Des impôts moins lourds mais aussi des logements plus vastes, on pense par exemple au quartier des étangs d’Ixelles. Bruxelles peut également être un endroit où retrouver un certain anonymat pour ces grandes fortunes.

Mais il ne faudrait pas réduire toutes les arrivées récentes au syndrome Depardieu, si on peut l’appeler comme ça.

De très nombreux Français sont là pour travailler pour l’union européenne, ou simplement pour changer d’air, vivre ailleurs mais pas loin, ou pour étudier. On n’a pas les mêmes examens d’entrée qu’en France pour accéder aux études c’est une raison de s’établir ici. Une fois venu certains trouvent du travail, un style de vie ou une personne et n'envisagent plus de rentrer.

On ne connait pas la part de romantisme et d'intérêt fiscal dans cette histoire là.

Myriam Baele

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