Un fraudeur retrouve un agent de la Stib et le roue de coups devant chez lui

Un fraudeur retrouve un agent de la Stib et le roue de coups devant chez lui
Un fraudeur retrouve un agent de la Stib et le roue de coups devant chez lui - © THIERRY ROGE - BELGA

Un contrôleur de la Stib a été roué de coups par un fraudeur devant sa maison à Molenbeek, a indiqué dimanche le parquet de Bruxelles, confirmant une information de La Capitale. La victime suspecte que son adresse aurait été retrouvée à cause de l’obligation d’indiquer le nom de l’agent constatateur de l’infraction sur le procès-verbal, en l’occurrence ici, une amende de 107 euros.

Des collègues de l’agent, expliquent à La Capitale que "cet agent avait repéré ce gars, qui était passé outre les portiques sans payer et, directement, ce fraudeur, pris en flagrant délit, s’était montré très menaçant et l’avait d’ailleurs menacé de représailles". Quelques jours après, le 28 novembre, le fraudeur en question, attendait l’inspecteur devant son domicile, avant de le tabasser.

L’agent de la Stib a directement porté plainte à la police. "Un individu a été interpellé. Ce dernier est cité à comparaître le 20 décembre prochain en procédure accélérée. Les faits retenus contre lui sont coups et blessures volontaires et menaces", indique le Parquet de Bruxelles. La Stib quant à elle n’a pas été mise au courant de l’agression par leur membre du personnel.

Obligation légale d’indiquer le nom de l’agent constatateur sur l’amende

Les syndicats craignent depuis quelque temps que la mesure d’identification des agents facilite les représailles. "Les syndicats et la direction de la Stib demandent de pouvoir changer cette règle. Maintenant, il appartient au pouvoir politique de la modifier pour tenir compte des revendications qui sont les nôtres", explique Stéphane Deldicque, le vice président du syndicats CSC services publics "avec ce qui se passe ces dernières années, je pense qu’il y a un climat qui fait que les agents ont besoin d’avoir cette protection supplémentaire pour préserver leur intimité", complète le syndicaliste.

Cette agression renforce les inquiétudes, une réunion est d’ailleurs déjà programmée dans le courant de la semaine entre syndicats et direction pour trouver une solution : de remplacer le nom des agents, par exemple, par un numéro d’identification.

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