Un festival Esperanzah moins ambitieux mais sans masque

C’est une première en Wallonie depuis le confinement : Esparanzah se tient ce week-end à l’abbaye de Floreffe sans masque ni distanciation sociale. Les festivaliers qui sont trois fois moins nombreux que lors des précédentes éditions doivent juste présenter un Covid Safe Ticket à l’entrée.

" Le fait d’être avec plein de gens, de ne pas porter de masque, ça fait du bien ", constate Lisa en entrant sur le site. " C’est génial même si en fait, c’est une situation normale mais on a plus l’habitude ! "

Cette année Esperanzah rassemble un peu plus de 4000 festivaliers par jour contre 12.000 habituellement. Pour l’organisateur Jean-Yves Laffineur, l’objectif de cette édition pilote moins ambitieuse est surtout de continuer à exister : " Esperanzah a gardé son ADN et ses valeurs. C’est ça qui était pour nous fondamental. Il était aussi important que les gens retrouvent leur festival. Pour la plupart, c’est un moment important dans leur quotidien qui leur permet de retrouver un souffle positif tout le reste de l’année ! "

Pour les artistes, c’est aussi l’occasion de remonter sur une scène dans des conditions normales. Adrien Pestiaux, du groupe Winter Woods retrouve ses sensations : " Rien que de voir tous ces gens sans masque et de pouvoir ressentir beaucoup plus les émotions, c’est super important pour nous. Ici on peut vraiment retisser du lien ! "

Esperanzah peut s’appuyer durant ce week-end sur 900 bénévoles qui s’impliquent dans l‘organisation des concerts mais également dans " le Village Des Possibles " une zone qui reflète l’aspect très engagé de l’évènement. Des débats, des projections et des expositions y sont proposés autour de thèmes comme l’économie durable, l’intégration des personnes transgenres ou encore la lutte contre le racisme.

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