Un échevin surnuméraire flamand pour Woluwé-Saint-Pierre, des sous en plus

Avec cet échevin surnuméraire flamand, la commune hérite d’un coup de pouce financier du fédéral.
Avec cet échevin surnuméraire flamand, la commune hérite d’un coup de pouce financier du fédéral. - © Google Street View

C'était la dernière des 19 communes bruxelloise à ne pas encore en avoir. Or, pour une commune, avoir un échevin flamand, cela représente un joli pactole. Et quand il y a de l'argent en jeu, on trouve parfois des solutions étonnantes pour régler des problèmes…

Lors de la précédente législature, 17 communes seulement comptaient un échevin dit surnuméraire, mécanisme hérité de la réforme du Lombard. Au soir du 14 octobre, on ne recense pourtant aucun élu flamand au sein des quatre partis formant la majorité à Woluwe-Saint-Pierre.

Il reste une solution pour garantir la représentation de la communauté flamande : coopter un néerlandophone à la présidence du CPAS. Mais les accords conclus entre cdH, Ecolo, FDF et Gestion communale ne le prévoient pas. Le premier flamand non élu sur la liste cdH, Helmut Devos, figure à la 5ième suppléance.

Qu'à cela ne tienne, une solution se dégage. La présidente cdH du CPAS démissionne du conseil communal. Puis, comme par magie, les quatre personnes situées devant Helmut Devos obtiennent toutes un siège au conseil du CPAS et renoncent à un mandat communal.

De non élu, Helmut Devos se transforme en un coup de baguette magique, en échevin surnuméraire en charge des affaires flamandes. Au passage, la commune de Woluwe-Saint-Pierre hérite d'un coup de pouce financier de 350 000 euros, l'échevin surnuméraire étant financé par le fédéral. Une question demeure : que vaut encore la voix de l'électeur?

Philippe Carlot

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