Un couple carolo se bat depuis huit ans pour faire reconnaître une erreur médicale

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Illustration - © Belga/AFP - Philippe Huguen

Durant l’été 2009, Julie Friart a perdu son enfant à la naissance. Les faits se sont déroulés dans un hôpital de la région du Centre. La maman s'est présentée avec des pertes de sang importantes mais aucun médecin ne l’a auscultée et aucune échographie n’a été réalisée. Il s’agissait d’un hématome rétroplacentaire : un caillot de sang placé entre le placenta et l’utérus. Le fœtus ne survivra pas. Pour les parents, c’est une erreur médicale. Ils ont donc porté plainte contre X mais depuis ils n’ont plus de nouvelles de la justice.

"Nous attendons depuis 8 ans qu’un tribunal se prononce. Cela nous permettrait de faire notre deuil, explique la jeune maman. Aujourd’hui, nous voulons dénoncer la lenteur de la justice. Nous voulons aussi partager notre expérience douloureuse avec des familles qui ont vécu ce type de drame; c’est important de partager nos expériences et de nous soutenir."

Julie et son mari Damien connaissent en plus des problèmes financiers : "Nous devons payer notre avocat, des expertises. En plus, nous sommes dépressifs et nous n’avons plus de boulot."

L’asbl "Erreurs Médicales" ne connait pas ce dossier en particulier mais elle dénonce depuis longtemps la lenteur de la justice que ce soit pour des procédures pénales ou civiles. Cette lenteur est notamment due à l’engorgement des tribunaux. Dans des cas d’erreurs médicales, il faut en plus désigner des experts, ce qui prend énormément de temps.

"Généralement nous suggérons plutôt aux personnes que nous rencontrons de favoriser un arrangement amiable avec les assurances, explique Rachida Essannarhi  la porte-parole de l’association. Dans ce cas aussi, il faut apporter une preuve et donc il y a également une reconnaissance de la responsabilité du prestataire de soins. C’est une alternative intéressante et surtout plus rapide."

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