Accusé notamment d'antisémitisme, un commissaire de police à la zone Midi a été déplacé

Une enquête judiciaire et une enquête disciplinaire interne sont ouvertes au sujet du commissaire à la tête de la brigade canine de la zone de police Midi (illustration).
Une enquête judiciaire et une enquête disciplinaire interne sont ouvertes au sujet du commissaire à la tête de la brigade canine de la zone de police Midi (illustration). - © Belga

L'homme était responsable de la brigade canine. Il fait l'objet de plusieurs plaintes pour antisémitisme, mais aussi racisme, sexisme et homophobie.

La Ligue belge contre l'antisémitisme aurait préféré que le policier soit suspendu, plutôt que déplacé.

Une enquête judiciaire et une enquête disciplinaire interne sont ouvertes au sujet du commissaire à la tête de la brigade canine de la zone de police Midi. Une zone qui réunit les communes d'Anderlecht, de Forest et de Saint-Gilles.

Des plaintes en interne

Le commissaire fait l'objet de cinq plaintes émanant de membres de la brigade, soit le tiers des effectifs.

Deux policiers d'origine juive se plaignent de discrimination. Le commissaire les obligerait à écouter des chants nazis et tiendrait des propos négationnistes.

Plusieurs communautés visées

Pour le président de la Ligue belge contre l'Antisémitisme, l'officier ne s'en prend pas qu'aux Juifs. Les personnes d'origine maghrébine, les femmes ou les homosexuels font également partie des cibles du responsable de la brigade canine.

En attendant les conclusions de l'enquête, le collège a décidé de muter le commissaire.

Par ailleurs, selon nos informations, un autre officier de la zone Midi pose aussi problème. Il a fait l'objet d'une cinquantaine de plaintes pour harcèlement. Il irait jusqu'à chronométrer le temps mis par les policiers pour aller aux toilettes. Pourtant, aucune mesure ne semble avoir été prise par la direction de la zone. "Une zone où le copinage existe à tous les étages et où on se couvre les uns les autres", selon un conseiller de police.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK