Un collectif liégeois se mobilise contre la limitation des allocations d'insertion

Un collectif liégeois se mobilise contre la limitation des allocations d'insertion
Un collectif liégeois se mobilise contre la limitation des allocations d'insertion - © DR

Un collectif liégeois se donne pour but de faire abroger la mesure de limitation du droit aux allocations de chômage. Ce collectif, c'est "Riposte.CTE" (pour Chômeurs-travailleurs engagés). Il vient de lancer le réseau national: STOP Article 63§2". Cet article décrété par le gouvernement Di Rupo limitera le bénéfice des allocations de chômage dites d'insertion (les anciennes allocations d'attente). Cela dit, il ne reste plus que 9 mois pour agir.

A partir du 1er janvier 2015, avec l'entrée en vigueur de l'article 63§2, des milliers de personnes seront exclues du système d'allocations de chômage. Majoritairement des femmes, surtout des mères avec enfants à charge, mais aussi des travailleurs à temps partiel, intérimaires ou encore issus du milieu artistique.

Une mesure d'économie selon le gouvernement. Un non sens pour ce nouveau réseau, qui s'insurge contre cet article, et dont fait partie Thierry Müller: "Selon les chiffres qui nous sont donnés, c'est de l'ordre de 150 à 250 millions d'économie que l'état va faire alors qu'on cherche des milliards en permanence, on vient encore de nous annoncer que dans les deux années qui viennent, ce sont 12 milliards qui doivent être trouvés. C'est une aberration sur un plan budgétaire. Tous les pays du sud où ces mesures d'austérité ont été prises démontrent que c'est tout à fait aberrant. On aggrave la crise, et on aggrave le déficit de l'état".

Outre l'abrogation de la loi, ce réseau demande également un renforcement de la sécurité sociale et l'arrêt des contrôles semestriels de l'ONEM: "En Belgique, si on considère toutes les catégories de gens qui sont totalement ou partiellement hors emploi, ça fait un million de personnes pour 70 000 offres d'emplois. Et on ne fait pas rentrer un million de personnes dans 70 000 offres d'emplois, c'est impossible". Et de dénoncer aussi les répercussions de cette loi sur les CPAS, déjà aux abois dans de nombreuses communes.

Près de vingt associations liégeoises constituent déjà ce réseau, en construction également dans d'autres villes wallonnes: Arlon, Tournai, Namur mais aussi dans la capitale.

B. Alié

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