Un camping évacué pour insalubrité à Wanze, sauf un résident qui s'accroche…

Le camping du Gai Logis, à Wanze, en bord de Meuse.
Le camping du Gai Logis, à Wanze, en bord de Meuse. - © Google Maps

Le camping en question est celui du Gai Logis, à Wanze. Insalubre, il doit être évacué. Mais un résident, un seul, refuse de quitter les lieux.

Le "réfractaire" s'appelle André. Il a 68 ans et son obstination lui vaudra peut-être une expulsion de ce camping dans lequel il habite depuis plus de cinq ans. Petit à petit, il a d'ailleurs fini par acheter huit caravanes, qu'il louait à des personnes précarisées.

Aujourd'hui, donc, "papy fait de la résistance" et ne veut pas quitter son logement en bord de Meuse.

Dans le camping, plusieurs amas d'ordures témoignent du démontage de plusieurs caravanes résidentielles. La plupart des 20 emplacements sont vides. Le Gai Logis n'a jamais aussi mal porté son nom. Mais André s'accroche. Cet ancien taulard, aujourd'hui retraité, ne comprend pas la décision de fermer le camping. "Je suis là et je compte rester ! Tout ce que je demande, c’est de passer devant les tribunaux et qu’on m’explique (…) Moi, je voulais "finir" ma vie ici. J’ai passé l’âge de jouer les gros bras et les grandes gueules (…) On me proposerait une villa avec piscine, je n’en voudrais pas ! Je veux rester ici !"

Quant aux critiques émises à son encontre sur le fait qu’il louait des caravanes à des personnes précarisées, André répond : "Pour 300 euros, ils avaient un toit et la télévision."

De son côté, la commune a supprimé à André son adresse de référence au camping aujourd'hui fermé. Lui a introduit un recours. Il a aussi porté plainte pour escroquerie contre un membre de l'asbl du camping qui lui a vendu des caravanes. C'est le juge de paix qui statuera sur son expulsion.

En-dehors d'André, une quinzaine de résidents ont trouvé à se reloger ailleurs. Certains avec l'aide du CPAS.

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