Un bon nombre de Bruxellois défendent le bien-être animal

Les Bruxellois contre les expériences sur animaux et l'abattage rituel sans étourdissement
Les Bruxellois contre les expériences sur animaux et l'abattage rituel sans étourdissement - © Tous droits réservés

Les Bruxellois sont en majorité contre les expériences sur les chiens, chats ou singes, contre l'abattage rituel sans étourdissement ou encore contre le gavage pour la production du foie gras. L'association de défense des droits des animaux Gaia présentait à Bruxelles mardi les résultats d'une enquête sur l'importance du bien-être animal au sein de la population de la Région de Bruxelles-Capitale.

Les Bruxellois estiment que la politique du bien-être animal est plus importante que celles relatives à l'administration locale, l'aménagement du territoire ou le tourisme, révèle le sondage Ipsos réalisé pour Gaia fin mars.

Les revendications principales de Gaia pour la législature 2014-2019 rencontrent peu d'opposition auprès de la population Bruxelloise. Plus de huit habitants sur dix soutiennent la création d'un centre pour les méthodes de recherches alternatives (85%), l'interdiction des expériences sur les chats, chiens (84%) et singes (82%), l'interdiction de l'abattage rituel sans étourdissement (83%) et la stérilisation ou castration obligatoire des chats domestiques (79%). L'interdiction du gavage pour la production de foie gras est la priorité de Gaia qui obtient le moins de soutien dans la population, bien que sept Bruxellois sur dix y soient favorables.

"Si nos campagnes étaient pleinement réalisées, cela n'occasionnerait pas une révolution dans la population. Il faut donc essayer d'y parvenir", a encouragé Michel Vandenbosch, le président de Gaia, à destination de la Secrétaire d'Etat au bien-être animal, Bianca Debaets.

Les répondants étaient plus divisés au sujet des peines encourues en cas de maltraitance des animaux, de un à six mois de prison ou jusqu'à 12.000 euros d'amende. Environ 40% les estiment assez sévères, contre 56% les jugeant insuffisantes.

Les préoccupations des Bruxellois sont similaires à celles des Wallons présentées par Gaia lundi.

Belga

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