Un bilan positif pour l'entreprise CMI

Un bilan positif pour l'entreprise CMI
Un bilan positif pour l'entreprise CMI - © Tous droits réservés

L'entreprise sérésienne CMI, qui a présenté jeudi un bilan financier 2018 en hausse par rapport à l'année précédente, a annoncé que 125 postes, dont 80 en Belgique, étaient actuellement à pourvoir. Sur les 354 engagements survenus en 2018, CMI a mis sous contrat à durée indéterminée une vingtaine d'ouvriers, ce qui n'était plus arrivé depuis 2008.

L'entreprise compte désormais, à travers le monde, 5.566 collaborateurs dont 1.545 en Belgique. A ce chiffre s'ajoutent 10% d'intérimaires et de sous-traitant ce qui porte le nombre d'emplois directs et indirects à 6.117 personnes. L'entreprise, spécialisée dans les secteurs défense, énergie, industrie, environnement et services, est présente dans 28 pays et compte 48 nationalités différentes.

Cette diversité se traduit également sur le terrain des investissements puisque l'entreprise continue à racheter des sociétés pouvant lui apporter une plus-value. Les entrées de Transurb et CIM dans la galaxie CMI permettent désormais à la société sérésienne d'attaquer des marchés de transports urbains en Equateur, au Panama et en République dominicaine où elle va s'occuper de l'extension du tracé du métro de Saint-Domingue.

Des succès industriels ont permis ces résultats, des succès dans le domaine de l'énergie, du traitement des eaux, mais également dans le secteur de la défense. Malgré les polémiques à répétition sur les exportations d'armes au moyen orient principalement dans la péninsule arabique, la société CMI entend continuer à se développer dans le créneau des tourelles de char : "Ce qui serait dangereux, explique Jean-Luc Maurange, l'administrateur délégué, c’est que l’ensemble du groupe ne dépendrait que de cette activité défense. Elle a un rôle important, on souhaite y rester. Je comprends aussi que ce sont les règles et que c’est un marché qui doit être régulé. Nous appliquerons les règles politiques. Nous souhaitons rester dans ce secteur, nous souhaitons diversifier notre activité dans ce secteur, à la fois géographique, nous sommes maintenant présents sur des projets américains, des projets en Europe. Tout ne dépend pas de cette zone mais il faut aussi faire attention à ne pas avoir de jugements trop hâtifs sur ces activités. Tout le monde ne fait pas la même chose dans le domaine de la défense".

CMI espère décrocher, aux Etats-Unis, fin de cette année le projet CRADA sur lequel elle travaille depuis de nombreuses années ainsi que deux autres programmes en Espagne. Il est déjà acquis que l'assemblage se déroulera dans ces deux pays si les contrats sont signés, a assuré le porte-parole de CMI.

Leader dans les récepteurs solaires, CMI conforte son positionnement grâce au contrat conclu en novembre dernier à Dubaï pour l'un des plus grands projets d'énergie renouvelable au monde avec une puissance de 5.000 MW et un investissements de quelque 12 milliards d'euros. CMI espère aussi décrocher un contrat au Maroc alors que son récepteur thermo-solaire chilien devrait enfin être achevé dans le courant de cette année.

Grâce à un prix du pétrole plus élevé et à une présence moindre d'acier chinois sur le marché mondial, CMI a regagné des parts de marché dans l'industrie, un secteur en souffrance depuis cinq ans, décrochant un nouveau contrat auprès de Tata Steel, le troisième en six ans, portant sur deux lignes de galanisation et une de recuit continu pour une usine du géant indien de l'acier à Calcuta.

En Turquie, c'est Tat Metals qui a fait appel au savoir-faire wallon puisqu'une de leurs lignes sera pilotée par une tablette. Inscrit dans le XXIe siècle, CMI sollicite son personnel pour développer des projets. Quatre d'entre eux sont d'ailleurs en cours d'industrialisation. L'entreprise va aussi lancer un incubateur industriel avec des partenaires publics et privés.

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