Onze morts dans un accident d'avion à Gelbressée: "des pièces arrachées"

Accident d'avion lors d'un vol d'initiation à Marchovelette: onze morts
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Accident d'avion lors d'un vol d'initiation à Marchovelette: onze morts - © Tous droits réservés

Un avion de tourisme s'est écrasé samedi, dans le courant de l'après-midi, à Gelbressée, près de Fernelmont, en province de Namur. L'avion aurait perdu un morceau d'aileron ou d'aile en plein vol. Le crash a fait onze victimes âgées de 21 à 35 ans : 10 parachutistes et le pilote, qui ont tous trouvé la mort.

Si l'enquête ne fait que commencer, et que des experts seront amenés à examiner l'épave dans les prochains jours, ​"on fait le constat que des pièces de cet avion se sont arrachées", explique Claude Nihoul, le bourgmestre de Fernelmont, dévoilant ainsi les premiers éléments de l'enquête.

"Au moins une grande partie d'une aile, et d'autres petites pièces qui ont été arrachées au fil de la chute après l'avoir provoquée", précise-t-il. "Trois ou quatre parachutistes auraient tenté d'ouvrir leur parachute, mais il était trop tard", explique aussi le bourgmestre. L'avion est tombé en vrille.

Claude Nihoul ajoute que les débris seront rassemblés par l'armée puis emmenés dans un hall à Beauvechain. C'est là que les experts techniques tenteront de comprendre les raisons exactes de l'accident.

Pas de survivants

Les passagers de l'avion sont des parachutistes, ils étaient accompagnés d'un pilote. Aucun d'entre eux n'a survécu à l'accident. Les pompiers d'Eghezée, appelés à 16 heures, se sont immédiatement rendus sur les lieux.

Un hélicoptère de la police fédérale s'est posé à proximité de la carcasse peu après 17h00, samedi. Le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot, et celui de Fernelmont, Jean-Claude Nihoul se sont immédiatement rendus sur les lieux. Un périmètre de sécurité entoure les lieux de l'accident, et un centre de crise a été mis en place par les autorités namuroises.

Un numéro d'appel

Un numéro d'appel, le 081 33 77 77, a été mis en place samedi soir pour permettre aux familles et aux proches de recevoir de plus amples informations et des réponses à toutes les questions qu'ils pourraient se poser.

Le Roi s'est rendu sur les lieux du drame

Le roi Philippe est arrivé sur les lieux du drame peu après 19 heures.

Le Premier ministre Elio Di Rupo, quant à lui, est arrivé sur place en début de soirée. Il a dit avoir appris "avec émotion" le tragique accident d'avion survenu samedi près de Namur. "Ce qui est le plus terrible, c'est de voir des gens partir pour leur passion et des personnes désespérées qui viennent de perdre leurs proches", a-t-il remarqué.

Dans un communiqué, le chef du gouvernement a adressé ses plus sincères condoléances aux familles et proches des victimes. La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, a également rejoint les lieux du drame.

"C'est tragique, c'est dramatique ! Une chapelle ardente sera mise en place. Mais ce sont évidemment des modalités qui seront discutées ultérieurement", a ajouté Maxime Prévot qui a remercié Joëlle Milquet, "qui a fait en sorte que tous les services fédéraux nécessaires soient mobilisés".

Un vol d'initiation

Lors d'un  bref point de presse, à Marchovelette, le bourgmestre de Namur a, pour sa part, expliqué que les raisons de l'accident étaient encore inconnues. Il a précisé que la sortie des parachutistes se déroulait dans le cadre d'un baptême de parachutisme à l'occasion de l'anniversaire d'une jeune femme.

"Nous sommes consternés. Toutes nos pensées vont aux familles des victimes. Nous n'avions plus connu une catastrophe aérienne de cette ampleur depuis longtemps", a pour sa part commenté Elio Di Rupo. "Les familles sont des parents avec des enfants assez jeunes. Les victimes sont des adultes entre 21 et 40 ans, des papas avec des enfants, c'est dramatique", a commenté la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet.

Regardez un extrait de ce point presse :

Interrogé par la RTBF, un témoin explique qu'il était dans son jardin lorsqu'il a entendu un bruit de moteur anormal. L'avion semblait avoir des difficultés à se maintenir en altitude. Une explosion a alors retenti, et une aile de l'avion se serait détachée.

Elle serait tombée au sol 10 secondes plus tard "comme une feuille morte". Le témoin dit également avoir vu des parachutiste tenter d'ouvrir leurs parachutes, qui se sont mis en vrille. Parti de l'aérodrome de Temploux, l'avion n'aurait touché aucune habitation au sol.

Des avions contrôlés

A l'aéroport, c'est la tristesse et la stupéfaction. Pour le responsable de la tour de contrôle, l'accident est incompréhensible : l'avion en était à sa 15eme rotation de la journée.  Mais il aurait déjà subi un accident en 2000. Il a été réparé en 2002.

Le président de la Fédération wallonne des clubs de parachutisme affirme pour sa part que ces avions sont utilisés par des parachutistes chevronnés et sont de très bonne qualité. Par ailleurs, ils doivent régulièrement passer les contrôles techniques.

Un expert mandaté

Lors d'une seconde conférence de presse donnée en cours de soirée, le bourgmestre de Namur a assuré que les victimes n'avaient pas eu le temps de souffrir. Une jeune femme qui effectuait son baptême de parachutiste faisait partie des victimes. C'était la seule femme à bord, et les victimes étaient des parachutistes chevronnés, originaires de la région de Namur et qui se connaissaient. Le plus jeune est né en 1991. L'âge des victimes s'étale entre 30 et 40 ans.

Le premier ministre Elio di Rupo a expliqué qu'un expert avait été mandaté pour enquêter et que l'identification de certains des corps prendrait quelque temps car l'appareil a explose en s'écrasant au sol et a brûlé partiellement.

RTBF

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