Un avenir encore flou pour le festival des Ardentes

Les Ardentes à Rocourt ? Le site pourrait ressembler à celà.
Les Ardentes à Rocourt ? Le site pourrait ressembler à celà. - © Les Ardentes

Les Ardentes 2019 s’achèvent ce soir. Avec un beau succès de fréquentation : 100.000 festivaliers sur les quatre jours qu’a duré l’événement. Cap maintenant sur la prochaine édition, avec de gros chamboulements en vue : un déménagement, un nouvel actionnaire.

Coronmeuse… c’est fini

Fini, le site de Coronmeuse qui doit être transformé en écoquartier. Les organisateurs se cherchent à présent un lieu plus spacieux. Ils ont jeté leur dévolu sur le site de la Tonne, à Rocourt. Des terrains qui appartiennent à la ville de Liège et à la société wallonne du logement.

L’objectif est d’installer plus de scènes, d’inviter plus d’artistes et surtout d’accueillir plus de festivaliers. "Notre idée c’est de passer rapidement à 35.000 festivaliers par jour, puis à 50.000 ou 60.000 dans trois ans contre 25.000 aujourd’hui", indique Gaëtan Servais, co-organisateur du festival.

Un déménagement des Ardentes vers Bruxelles ?

Des chiffres qui ont de quoi inquiéter les riverains du potentiel futur site des Ardentes. Un obstacle aux négociations, bien avancées mais pas encore bouclées. "Nous avons eu un accord de principe", affirme Gaëtan Servais. Mais les organisateurs craignent manifestement un rétropédalage des autorités communales. "Si d’ici septembre nous n’avons pas d’accord, nous devrons trouver un plan B", annoncent-ils. Et ils ont déjà leur petite idée : "à partir du moment où l’on veut rester dans un centre urbain, développer une plateforme de l’industrie culturelle urbaine entre la France et la Belgique francophone… Ce qui sonne comme une évidence pour nous c’est Bruxelles !"

Un déménagement des Ardentes vers Bruxelles ? L’idée est donc formulée. Mais pour l’instant aucun contact n’aurait été pris, aucune discussion entamée dans ce sens. S’agirait-il alors simplement d’un moyen de faire pression sur les Liégeois, d’accélérer le processus ? Gaëtan Servais dément. "Ça n’est pas une menace. Mais si d’ici septembre nous n’obtenons pas de garantie, alors nous nous tournerons effectivement vers les autorités bruxelloises".

Mais les organisateurs le reconnaissent eux-mêmes : le scénario est peu crédible. "Je pense sincèrement qu’il y a 80 à 85% de chances que les Ardentes se tiennent à Rocourt l’année prochaine."

Nouvel actionnaire, nouvelle identité ?

Autre grand changement, l’arrivée d’un nouvel actionnaire. "Un déménagement coûte très cher, il nous fallait un nouveau partenaire". Ce partenaire c’est Fimalac Entertainement, une société détenue par Marc Ladreit de Lacharrière, un milliardaire français qui investit dans le secteur de la culture.

Celle-ci a racheté les parts d’autres actionnaires et détient à présent 49% des Ardentes. Les Ardentes ont-elles vendu leur âme ? Y a-t-il un risque que le festival change d’identité à l’avenir ? Là aussi, les organisateurs se veulent rassurants : "le deal, qu’on a bien établi avec Fimalac c’est de continuer avec l’identité qu’on a établie et au contraire de la renforcer."

Pas question par contre de parler gros sous. La participation de ce nouvel actionnaire restera "confidentielle".

 

Direct de David Brichard depuis la cité ardente (JT):

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