Daniel Libeskind, un architecte de renom pour le futur Centre de congrès de Mons

Avec ses costumes noirs, ses lunettes tendances et ses bottes de cow-boy, Daniel Libeskind ne passe pas inaperçu. Aux États-Unis, il est une véritable star (NDLR : on le surnomme ''le poète de la mort''). L’homme a décroché un contrat gigantesque et hautement symbolique. C'est lui qui doit reconstruire le World Trade Center à New-York. Il a dessiné les contours du site Ground Zero, a prévu d'y construire une tour, la plus haute tour habitée au monde (541 mètres exactement).

Avant ce projet, Daniel Libeskind jouissait déjà d'une renommée mondiale. Grâce à la réalisation du musée juif de Berlin. Un bâtiment impressionnant, empreint de symbolisme. Pas étonnant de la part d'un architecte juif lui aussi, né d'un père et d'une mère polonais, eux-mêmes rescapés de l'Holocauste.

Sur le plan architectural, Daniel Libeskind est un déconstructiviste. Un spécialiste du "chaos contrôlé" disent certains. Ses bâtiments surprennent. Par leur apparence un peu bancale, très géométrique. Leurs lignes qui se croisent. Leurs excroissances géométriques.

A quoi ressemblera le futur Centre de congrès de Mons ? Réponse au mois de septembre, en principe. Avec peut-être déjà des plans et des maquettes. Le budget total pour la construction de ce Centre de Congrès s'élève à 32 millions d'euros. Un budget supporté à 90% par des fonds européens. Le chantier devrait être terminé en 2014.

A noter enfin que Daniel Libeskind travaillera main dans la main avec CIT Blaton pour réaliser le futur bâtiment des Congrès. CIT Blaton, une entreprise belge à qui l'on doit notamment les cours de justice à Mons mais aussi une partie de la gare des Guillemins à Liège, le port de Bruxelles ou encore la tour Dexia.

 

Charlotte Legrand, Xavier Van Oppens

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