Un an après la peste porcine africaine, les éleveurs de porcs dans l'insécurité

La sonnette d’alarme est tirée à l’Institut de santé publique à Uccle le 13 septembre 2018. La souche suspecte retrouvée sur deux sangliers morts est identifiée. Il s’agit de la peste porcine africaine. La tempête médiatique et sanitaire s’abat sur les éleveurs de porcs gaumais. Tantôt victimes, tantôt pointés du doigt. Un an après, l’avenir des éleveurs qui se trouvent dans la zone contaminée est toujours incertain.

Quand le virus sera-t-il éradiqué ? Quand pourront-ils relancer leur activité ? Les questions pleuvent et les réponses tardent à arriver. Gérald Schmitz, possédait 1000 porcs avant la crise. Son exploitation de Rouvroy est vide depuis un an. Depuis l’abattage de ses 1000 bêtes, sa porcherie est vide et Gérald ne s’habitue pas à ce silence. "Je venais ici matin et soir. Et maintenant, il y a un manque. C’est mon métier et maintenant, il n’y a plus d’animaux."

L’élevage de porcs représentait 40% de son activité. Les indemnités wallonnes lui permettent de tenir le coup, mais l’empêchent de se lancer dans une diversification. Cet agriculteur aimerait davantage d’informations de la part des autorités. "On ne sait pas combien de temps vont durer les indemnités. Je sais bien que ça ne doit pas être facile mais j’imagine, j’espère que les experts européens et la Région wallonne ont un plan établi avec un objectif d’éradiquer la maladie d’ici un an ou deux."

Si l’activité de Gérald redémarre un jour, pourra-t-elle reprendre dans de bonnes conditions ? "Ce n’est pas certain que la place qu’on occupait avant soit toujours disponible et que le marché n’aura pas changé dans deux ou trois ans."

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