ULB : une journée dans la peau d'un patron de startup à succès

Jeffrey Delronge (à gauche) a suivi Wietse Van Ransbeeck (à droite) pendant une journée.
Jeffrey Delronge (à gauche) a suivi Wietse Van Ransbeeck (à droite) pendant une journée. - © RTBF

Vis ma vie de patron : c'est l'opportunité offerte à quatre étudiants de l'ULB. Ils ont été soigneusement sélectionnés par le Student Entrepreneurs Club de Solvay, la faculté d'économie et de gestion de l'université bruxelloise. L'objectif : stimuler la culture entrepreneuriale chez les étudiants, "en leur montrant que les personnes à l'origine de ces mouvements ne sont pas si différentes que nous", explique Rémi Comte-Offenbach, l'étudiant à l'origine de ce projet baptisé Entrepreneur for a day.

Cela met une image sur ce qu'on imagine de ce qu'est l'entrepreneuriat.

"Voilà nos bureaux. Je vais te présenter l'équipe", sourit Wietse Van Ransbeeck, patron de CitizenLab, une plateforme numérique de participation citoyenne qui emploie 14 personnes et compte comme clients 75 collectivités locales à travers le monde, dont les villes de Vancouver et La Haye. A ses côtés, son partenaire d'un jour s'appelle Jeffrey Delronge, étudiant de 22 ans en dernière année d'ingénieur de gestion. "Je réfléchis à cette rencontre depuis deux semaines. J'ai une petite liste avec une vingtaine de questions."

Une réunion téléphonique avec un client, une réunion marketing, un entretien d'embauche, un lucnh pour discuter à bâtons rompus : c'est le menu du jour de cet apprenti patron. "Je trouve ça génial. A Solvay, on n'a pas l'occasion, via les cours en tout cas, d'aller sur le terrain, dans une entreprise qui marche déjà, avec des clients. La vraie pratique, quoi!"

Le jeune homme est avide de conseil. C'est qu'il consacre son mémoire de fin d'études au projet de startup qu'il espère lancer l'an prochain. De quoi rappeler des souvenirs à Wietse Van Ransbeeck : "Moi aussi, j'ai fait mon mémoire sur mon projet, CitizenLab. L'été d'après, on levait un demi-million d'euros. Le message que je veux faire passer, c'est qu'il ne faut certainement pas avoir peur de prendre quelques risques, qui sont mesurés si tu respectes certains principes."

Moi aussi, j'ai été étudiant à l'ULB. Moi aussi, j'ai pu constater que l'université est très théorique.

A y regarder de plus près, l'étudiant et le CEO ne sont pas si différents. Deux ans à peine les séparent. "Si dans deux dans, je pouvais être à un niveau similaire, ce serait génial", se projette déjà Jeffrey, très attentif aux qualités de son mentor d'un jour : "Pour moi, il fait ça très bien. Le CEO doit leader la startup, mais je trouve qu'il le fait calmement, en écoutant les autres, et en même temps en donnant une direction quand les autres ne savent pas se positionner."

Si l'étudiant en prend plein les yeux, le patron n'a pas non plus perdu sa journée. "Il pose plein de questions, constate Wietse Van Ransbeeck. Il a aussi donné du feedback sur les aspects marketing. Pour nous, c'est intéressant d'avoir juste pour une journée quelqu'un qui a des idées qui peuvent être très différentes. C'est une nouvelle forme de créativité."

On a sélectionné des étudiants qui ont déjà beaucoup de potentiel et qui ont juste besoin d'un coup de pouce.

Uber BE, Real Impact Analytics et Sortlist sont les trois autres entreprises qui participent à cette première édition d'Entrepreneur for a day. Suite à une sélection stricte, quatre étudiants ont été retenus pour suivre un patron comme son ombre pendant une journée. "Le critère principal n'était pas les points à l'école. Ce qui fait un bon entrepreneur, ce n'est pas cela, c'est la motivation", conclut Rémi Comte-Offenbach, membre du Student Entrepreneurs Club de Solvay.

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