Uccle: victoire du commissaire Stark au Conseil d'Etat contre la zone de police Marlow

Dilemme en perspective pour la zone de police d'Uccle.
Dilemme en perspective pour la zone de police d'Uccle. - © HERWIG VERGULT - BELGA

"La décision du 20 décembre 2016 du chef de corps de la zone de police Uccle - Watermael-Boitsfort - Auderghem, refusant de faire droit à la demande de prolongation de la carrière au-delà de soixante-cinq ans de Aimé Stark, commissaire de police est annulée."

C'est un sentiment de revanche qui anime Aimé Stark, commissaire-directeur de la police de proximité à Uccle. Le Conseil d'Etat vient de lui donner raison dans un arrêt du 16 mars dernier. Un peu tard, mais la victoire est symbolique. Début 2017, le commissaire Aimé Stark, atteint par la limite d'âge, demande une prolongation de carrière d'un an. Totalisant 36 années de carrière à Uccle, il veut poursuivre sa mission. Mais la demande est refusée.

Tensions politiques

Le débat suscitera de vives tensions entre mandataires politiques, entre pro et anti commissaire Stark. D'autant que ce dernier fait l'objet d'une plainte en interne: sa hiérarchie lui reproche d'avoir utilisé un véhicule de travail à des fins privées. Ce que l'intéressé réfute avec force. Cet épisode survient alors que dans le même temps, la zone se cherche un nouveau chef de corps sur fond de discordances entre bourgmestres des trois communes, Uccle, Watermael-Boitsfort et Auderghem. Les divergences de vue atteindront leur paroxysme lorsque le Premier échevin ucclois Marc Cools (MR) proposera de faire sortir Uccle de la zone de police.

Pétition pour son maintien

Malgré lui, le commissaire Stark se retrouve au centre d'un jeu politique, ce que le Conseil d'Etat constate également. Mais sur le terrain, sa demande de maintien à la tête de la direction Proximité pour une année supplémentaire suscite une forte mobilisation. Dans les quartiers De Bue, Alsemberg, Parvis Saint-Pierre, une pétition circule. Elle récoltera plusieurs centaines de signatures. Habitants et commerçants louent le professionnalisme du commissaire Stark et sa disponibilité 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ils veulent son maintien pour une année supplémentaire.

Au final, rien n'y fait. Le commissaire Stark doit partir à la retraite pour le 1er avril 2017. Il s'exécute. Sauf qu'aujourd'hui, le Conseil d'Etat casse le refus de prolongation. Le commissaire Stark, à qui la RTBF a appris l'arrêt, annonce qu'il prendra contact avec son syndicat et son avocat avant de réagir officiellement, même s'il parle déjà d'une "bonne nouvelle".

Indemnités 

Est-ce à dire la zone Marlow doit le réintégrer dans les plus brefs délais? Difficile de répondre pour le moment. Depuis son départ de la zone Marlow, le commissaire Stark travaille dans le privé. Autre possibilité: réclamer des dommages auprès de la zone Marlow pour le préjudice subi. Une hypothèse que n'exclut pas le président du collège de police et bourgmestre d'Auderghem Christophe Magdalijns (DéFI). "Ce qui est certain, c'est que cette décision du Conseil d'Etat doit faire l'objet d'une discussion lors du prochain collège de police et d'une analyse des services juridique", réagit Christophe Magdalijns.

 

 

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