Uccle : une présence policière renforcée aux abords des écoles

Uccle : une présence policière renforcée aux abords des écoles
Uccle : une présence policière renforcée aux abords des écoles - © Tous droits réservés

A Uccle, même s'il n'y a pas de menace particulière, le bourgmestre a décidé de renforcer le dispositif policier aux abords des écoles. Armand De Decker dit ainsi répondre à la demande de parents inquiets. Depuis ce mercredi matin, plusieurs patrouilles sillonnent la commune pour assurer une présence à l'entrée ou à la sortie des classes. Impossible évidemment d'être présent tout le temps devant la soixantaine d'école que compte Uccle. Une tournante a donc été organisée. Alors comment ce dispositif a été accueilli? Reportage.

A son arrivée ce matin au Collège Saint-Pierre rue Coghen à Uccle, Baptiste, pas plus étonné que ça, a été accueilli par deux policiers. " Ils étaient armés et ils nous ont demandé de partir ou de rentrer. Ils ne voulaient pas qu’on reste en rue ". Mais pas de quoi l'inquiéter. " Ça rassure plutôt ". Effet inverse en revanche pour Aïcha qui elle n'imaginait pas voir les forces de l'ordre devant son école. " J’étais en train de stresser vraiment. On a peur qu’ils soient là quelque part. On ne sait pas où ils sont. Ils sont peut-être cachés dans les rues ici. On a peur ". Un peu plus loin, ce papa qui attend l'un de ses enfants à la sortie des classes ne craint pas une attaque ici. Mais il comprend cette nouvelle mesure. " Je n’ai pas spécialement peur mais quand on voit ce qui arrive, oui, cette présence ça rassure. Ce sont nos enfants quand même. "

A un kilomètre de là, l'école primaire et maternelle du Val Fleuri n'a pas encore vu débarquer la moindre patrouille. Mais ce sera le cas dans les jours à venir. " Je pense que ça peut rassurer une partie de la population estime Philippe Régnault, le co-directeur. " Mais je pense que ce dispositif doit être accompagné d’un message pour les enfants, pour ne pas les inquiéter outre-mesure. Ici on compte environ 1200 élèves et seulement deux parents nous ont interpellés pour savoir si l’école allait être davantage sécurisée. Cela dit, tout le monde est plus vigilant. Naturellement, les enseignants sont un petit peu plus anxieux et donc il y a une attention particulière mais pas de mesures spectaculaires. Je le répète, on n’est pas là pour inquiéter, et pas plus les enfants que les parents d’ailleurs ".

Ne pas inquiéter mais au contraire rassurer, c’est bien l’objectif du bourgmestre Armand De Decker : " Vous savez que nous avons sur le territoire d’Uccle le Lycée Français, une école internationale, une école européenne, une autre de confession juive qui font l’objet d’une sécurisation particulière. Dès lors un certain nombre de familles, de parents se plaignaient qu’il n’y avait pas de sécurisation des autres écoles des deux réseaux. Et donc hier avec le Chef de Corps de la police, on a organisé une tournante. Des patrouilles circulent depuis ce matin d’une école à l’autre pour donner le sentiment qu’on n’oublie pas les autres écoles et qu’on sécurise toutes les écoles le mieux que l’on peut. On ne sait évidemment pas assurer des présences statiques devant les 60 établissements de la commune, ce n’est pas possible. Mais nous pouvons assurer une présence policière plus régulière. Et donc c’est pour sécuriser les familles et non pas pour les inquiéter que j’ai pris cette décision ". Ne pas inquiéter, tout en augmentant la vigilance et les mesures de prévention. C'est aussi le sens d'une note envoyée par la ministre de l'enseignement, Joëlle Milquet, à toutes les écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

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