Uccle : une action des enseignants contre le plan de stationnement

Uccle : une action des enseignants contre le plan de stationnement
Uccle : une action des enseignants contre le plan de stationnement - © Tous droits réservés

Un début de matinée un peu perturbé ce lundi dans une dizaine d'école à Uccle. Des professeurs ont arrêté le travail pour dénoncer le nouveau plan de stationnement qui doit prochainement entrer en vigueur. Un plan qui obligerait les travailleurs "navetteurs" à débourser jusqu'à 900 euros pour stationner leur véhicule aux abords de leur école. Ce lundi matin, ces professeurs ont distribué des tracts à différents carrefours de la commune pour sensibiliser la population.

Au Rond-Point Churchill, ils étaient une vingtaine à aller la rencontre des automobilistes. Parmi eux, Isabelle Brilmacker. Elle habite Chaumont-Gistoux et vient tous les jours à Uccle pour enseigner les sciences à l'école Notre Dame des Champs. "Si le plan reste en l’état, j’ai trois possibilités : soit payer 900 euros par an, ce qui est énorme ; soit venir en transport en commun mais j’ai fait le calcul et cela me prendrait 4 heures par jour, ce qui est ingérable avec une famille ; soit changer d’école mais ce n’est pas ma volonté. Cela devient difficile de travailler ici, il faut être riche pour travailler à Uccle".

Marc Mansis, permanent CGSLB dénonce cet état de fait. "C’est une véritable forme de racket. Débourser 900 euros alors que certains professeurs ne gagnent pas plus de 1500 euros, c’est inadmissible".

Les enseignants espèrent que la commune va revoir sa copie. "Nous on espère d’abord une diminution de la redevance" explique Renaud Keymeulen, délégué CSC. "Ensuite, on demande un report de la date d’application qui est fixée au 26 septembre. Et enfin, ce que nous revendiquons, c’est un plan de redevance qui soit progressif et en adéquation avec le développement des transports en commun à Uccle. On n’est pas contre cette logique là, mais pour le moment, on a pas les moyens pour pouvoir se déplacer parce que Uccle les a toujours refusés".

Une délégation doit rencontrer ce mercredi l'échevin de la mobilité pour tenter de trouver une solution.

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