Uccle: la Cobralo reconnait les critiques et explique les "irrégularités"

La Cobralo, la société de logements sociaux basée à Uccle.
La Cobralo, la société de logements sociaux basée à Uccle. - © DR

La Cobralo, société de logements sociaux basée à Uccle, est placée sous tutelle de la Région suite au licenciement de son directeur-gérant. La Cobralo recevra donc la visite d'un commissaire spécial. Aujourd’hui, la société réagit : elle reconnait le bien-fondé des critiques mais estime que tout serait en ordre.

Il y a d'abord l'emprunt contracté auprès des banques pour payer les 370 000 euros de préavis au directeur-gérant licencié, sans l'accord préalable de la SLRB, l'autorité de tutelle. Il y avait urgence, c'étaient les vacances, se justifie Hervé Renard (président du CA de Cobralo). "On a tout expliqué. On a envoyé les contrats de l’emprunt. On a admis que l’on n’avait pas demandé l’autorisation. On a expliqué pourquoi. Et je suis un peu étonné que depuis juillet, nous n’avons reçu aucune nouvelle ; et brusquement, on a l’air de nous reprocher de n’avoir rien fait…"

Pour Hervé Renard, l'envoi du commissaire spécial s'explique par la procédure d'exclusion contestée de quatre sociétaires de la coopérative Cobralo. Or, la procédure a été annulée la semaine passée et l'exclusion n'aurait jamais été effective. "Ce n’est que pour ce problème-là (pour la réintégration des quatre sociétaires) que le commissaire-spécial est désigné, pas pour les autres", poursuit Hervé Renard.

Hervé Renard se trompe: la SLRB se substitue bien aux organes de la Cobralo dans le cadre de cette seule procédure d'exclusion de sociétaires. L'envoi du commissaire spécial, c'est une mesure différente, qui vise d'autres manquements dans la gestion de la société. Des manquements que Cobralo attribue en partie à la gestion calamiteuse du directeur-gérant licencié. Une lecture des événements contestée par le syndicat des locataires de logements sociaux.

Philippe Carlot

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