Uccle: des instituteurs aident à la réalisation d'un mémoire pendant les heures de cours

C'est une opération "win-win" selon l'échevine de l'Enseignement Joëlle Maison
C'est une opération "win-win" selon l'échevine de l'Enseignement Joëlle Maison - © AURORE BELOT - BELGA

Quinze instituteurs ont donné un coup de main à la réalisation d'un mémoire de fin d'études à Uccle, pendant leurs heures de cours. C’est en réalité la commune qui a proposé aux professeurs du réseau communal (qui le souhaitent) de participer à une série de tests réalisés dans le cadre d'un master entrepris à l'ULB par le directeur de "l'école du centre".

15 instituteurs ont donc été détachés de leurs cours pendant deux après-midi. Pendant ce temps, les cours ont été remplacés par des activités encadrées par des surveillants. Les trois syndicats le regrettent. Ils dénoncent un détournement d’agents et d’argent public. Fabrice Pinna pour la CSC enseignement explique : "Nous, ce qui nous pose problème, c’est que ce n’est pas du tout une décision de l’autorité communale (du collège) d’entamer ce genre d’analyse et ce genre d’étude. C’est bien une démarche personnelle d’un membre d’une école, le directeur de l’école, qui souhaite obtenir un master à l’ULB".

A la commune, l'échevine de l'Enseignement Joëlle Maison conteste ces reproches. Elle parle d’une opération "win-win" : les enseignants ont bien été mis à contribution sur base volontaire, et le travail profitera aux écoles de la commune "à partir du moment où ce travail est réalisé dans le cadre d’une réforme de l’évaluation et d’un travail pédagogique mené à Uccle depuis deux ans avec des directeurs d’écoles et des enseignants. Les enseignants étaient parfaitement informés de la démarche et de l’existence du mémoire, et ce travail va servir à un travail de concertation dans les écoles (au sein de la cellule pédagogique mise en place), ça me semble tout à fait adéquat comme démarche."

Aujourd'hui, personne ne conteste l'intérêt de l'étude réalisée. Mais les syndicats n'en démordent pas: "Il s'agit d'utiliser des agents de la Fédération Wallonie-Bruxelles à des fins privées".

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir