Uber: une délégation du secteur des taxis convoquée à la police

Une manifestation des taxis avait déjà eu lieu le 3 mars
Une manifestation des taxis avait déjà eu lieu le 3 mars - © DIRK WAEM - BELGA

A la suite de différentes altercations à Bruxelles durant le week-end, entre des chauffeurs de taxis et des conducteurs de la société de covoiturage urbain Uber, une délégation du secteur des taxis a été convoquée mardi à 15H30 à la police de Bruxelles Capitale Ixelles en présence de représentants de la Ville pour tenter de désamorcer les tensions, a indiqué lundi Constantin Tsatsakis, vice-président de la FeBeT (Fédération belge des Taxis).

La police locale d'Ixelles a reçu plusieurs coups de fil dans la nuit de dimanche à lundi de conducteurs affirmant avoir été victimes d'agression. Il s'agissait de quatre particuliers, dont trois conducteurs Uber, ayant été pris à partie par trois à six personnes. Ils ont été la cible de jets d'oeufs et de farine. Leur véhicule a également été dégradé. Le smartphone d'une des victimes a été dérobé, dans les autres cas il s'agissait de tentatives de vol. Les conducteurs n'ont pas été blessés, mais ils étaient en état de choc.

La police a rapidement interpellé un premier suspect. Il s'agit d'un taximan de 35 ans qui a rapidement reconnu avoir décidé, avec quelques comparses, de se venger contre la concurrence déloyale des conducteurs Uber. Les auteurs des faits avaient commandé une course auprès d'Uber. A l'arrivée des chauffeurs, ils ont tenté de dérober leur smartphone afin de les empêcher d'effectuer d'autres prises en charge de clients. Le chauffeur de taxi interpellé, N.C., est connu pour un fait de coups et blessures volontaires. L'enquête se poursuit afin d'identifier les autres auteurs. Un conducteur de la plate-forme bruxelloise Djump avait déjà porté plainte contre X pour des faits similaires début mars.

Constantin Tsatsakis, de la Fédération belge des taxis, avance que le front commun des taxis ne cautionne pas ces actes de vandalisme, mais déplore que seuls une trentaine de dossiers judiciaires soient ouverts à l'encontre de chauffeurs Uber: "Un tribunal bruxellois a jugé le travail d'Uber illégal. La tension monte chez les chauffeurs de taxis, parce qu'ils veulent que les policiers contrôlent les conducteurs Uber. Ils ne paient aucune taxe. Généralement, ce sont des chômeurs qui travaillent au noir. C'est scandaleux!"

Il annonce par ailleurs que des représentants du secteur des taxis seront entendus mardi au parlement bruxellois. Une réunion du front commun est prévue mercredi pour planifier les prochaines actions.

Belga

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