Uber arrive à Bruxelles: les taximen parlent de concurrence déloyale

Le covoiturage Uber est devenu plus populaire que les taxis à San Francisco
Le covoiturage Uber est devenu plus populaire que les taxis à San Francisco - © JUSTIN SULLIVAN - BELGAIMAGE

C'est un nouveau venu à Bruxelles, qui dérange profondément les taximen : le service "Uber" arrive, ce mardi, dans la capitale Il s'agit d'une société commerciale qui organise un réseau de co-voiturage urbain. Cela existe déjà dans d'autres villes.

Uber est né aux états unis, cela existe à présent dans une quinzaine de villes. La société a aussi lancé son service de co-voiturage à Paris il y a un mois, cela a fait beaucoup de bruit. Aujourd’hui elle arrive à Bruxelles.

Alors qu'est-ce que c'est ? L'idée est de proposer à tout un chacun de devenir chauffeur, et à tout un chacun d'être véhiculé moins cher qu'en taxi.

Une application pour téléphone mobile met en relation ceux qui proposent leur voiture et ceux qui cherchent un lift. Ceux qui s'inscrivent comme chauffeur doivent avoir 21 ans, 3 ans de permis de conduire, et présenter un extrait de casier judiciaire. C'est tout.

Ce n'est pas un simple co-voiturage, celui qui est embarqué paye 4 euros la course plus un tarif au km et selon la durée du parcours mais sur son Site, la société Uber mentionne que cela revient moins cher qu'un taxi et que c'est plus convivial. De quoi faire enrager les taximen qui accueillent très froidement cette annonce. A Paris les taximen ont manifesté leur colère. A Bruxelles ils ne voient pas cette arrivée d'un bon oeil non plus, explique Khalid Eddenguir, pour la compagnie taxis United :

"Tout ceci nuit au secteur parce que c’est une concurrence déloyale, parce que le prix est le même ou moins cher que le taxi. Vous savez, le taxi à Bruxelles c’est très réglementé avec tout ce qui est assurances, taxes etc…".

Khalid Eddenguir fait allusion aux nombreux règlements auxquels les taximen bruxellois sont soumis. Il attend de la ministre en charge du secteur à Bruxelles, Brigitte Grouwels, qu'elle se positionne sur ce service, qu'elle soit aussi ferme avec les conducteurs d'Uber qu'avec les taximen.

 

Myriam Baele

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